02 janvier 2015

Fin d'année

C'est fou ce que quelques jours sans connexion Internet peuvent faire. J'ai terminé en rafale plusieurs livres qui traînaient depuis un certain temps.

Livres

Rêves arctiques - Barry Lopez
Révolutions -  Dominque Fortier et Nicolas Dickner, un petit bijou à 2 mains qui donne envie de se lancer dans ce genre de projet fou pour réécrire enfin.
Le développement de l'enfant au quotidien de 6 à 12 ans - Francine Ferland
En mission, une vie au sein de la Croix-Rouge - Élisabeth Carrier
Comment je suis devenu écologiste! - René Dumont


BD

Les cobayes - Benaquista et Barral
Les gens normaux - collectif
Riche, pourquoi pas toi - Marion Montaigne, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, petit traité économique sur les classes sociales en bande-dessinée.
La vision de Bacchus - Jean Dytar
Journal - Julie Delporte
Django Unchained - Quentin Tarantino, RM Guéra et Jason Latour

19 décembre 2014

Rêves arctiques - Barry Lopez

« Au fur et à mesure des progrès de la sismologie [exploitation pétrolière], les mêmes régions sont à nouveau explorées, et le réseau d'empreintes laissées dans la toundra par les trains de tracteurs à pneus cloutés s'étend. La végétation ne repousse pas; le sol compressé ne reprend pas densité d'origine; les pluies de printemps n'effacent pas les traces, elles les accentueraient même: les sols exposés absorbent d'avantage de lumière solaire, et le permagel, en dessous, commence à fondre, si bien que les empreintes s'enfoncent et s'écartent, comme une rigole dans la prairie qui ne serait retenue par aucun réseau de racines. »

Je viens de terminer les 500 pages que compte ce livre. L'intérêt y était parfois inégal - j'ai été plus intéressée par les chapitres sur l'écologie de la région et sur l'histoire des autochtones que ceux des innombrables explorateurs européens - mais Barry Lopez est en amour avec l'arctique et cette passion transparaît dans l'ensemble du livre. Il ne critique finalement que très peu l'industrie pétrolière, mais il laisse entendre que rares sont les gens du sud à comprendre cette région, à l'apprécier et à la respecter dans ce qu'elle a de sauvage et d'incontrôlable. Il n'est pas facile de survivre en arctique, mais ceux qui le veulent doivent le faire en respectant ce et ceux qui s'y trouvent.

Je ne sais pas comment on peut découvrir respectueusement l'arctique, comme il est toujours dur de visiter et de respecter à la fois des régions du monde si étrangères à nos cultures industrielles, mais le livre de Lopez donne envie d'y aller quand même, malgré le froid, malgré les difficultés, malgré la distance. Ou peut-être à cause de tout cela. 


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Si vous l'empruntez dans les bibliothèques de Montréal et que votre copie est tachée de café, désolée! 

03 décembre 2014

Novembre

C'est définitivement le mois où j'ai le moins lu depuis près de deux ans. Je ne sais pas ce qui s'est passé - sinon que deux des livres concernés étaient vraiment volumineux. Et que certains des livres entamés le mois dernier sont encore sur la table de la cuisine ou sur ma table de nuit.

Livres

Une éducation sans école - Thierry Pardo, des fois, il faut lire des choses avec lesquelles on n'est pas d'accord, pour savoir pourquoi on est en désaccord
Design industriel A-Z - Charlotte et Peter Fiell
Histoires de la photographie - Julie Jones et Michel Poivert
Histoire de l'architecture - National Geographic

Abandonné

Adrastée - Mahtieu Bablet, sans aucune raison.

01 novembre 2014

Les feuilles sont rouges

Octobre, c'est comme le mois "feux d'artifices". Et ça se termine de façon spectaculaire avec l'Halloween.

Livres

Cartographie des nuages - David Mitchell
Histoire des lieux de légende - Umberto Eco, Bon j'en ai lu la moitié, celle qu'il a écrit. Je n'ai pas lu tous les extraits de textes qui viennent avec chaque argumentaire. Lu par orgueil.
Le petit Borde - Valérie Borde

BD

C'est toi ma maman? - Alison Bechdel
Otake Blue 2 - Marazano et Kerfriden, yeurk,
Young, Tunis 1911--- Auschwitz 1945 - Eddie Vaccaro et Aurélien Ducoudray

Voir aussi le billet de cette semaine sur les livres de cuisine. Techniquement je ne les ai pas lus en entier, mais j'ai quand même passé quelques heures sur cette recherche.


26 octobre 2014

Recherche de recettes - encore

Je suis une fois de plus à la recherche de recettes inspirantes, rapides et qui ont du goût. J'ai l'impression de tourner en rond dans ma cuisine. J'ai besoin de nouveaux goûts, de nouveaux trucs, de nouvelles inspirations. Plus particulièrement à la mijoteuse, un outil qui a du potentiel, mais que je ne maîtrise pas du tout. Le poisson aussi mériterait plus d'attention de ma part. J'ai donc pris une pile de livres à la bibliothèque. Afin de me donner des idées et de ramasser au moins quelques recettes à essayer.

Je note les livres de recettes en "petits papiers". En les feuilletant, je mets des petits morceaux de papier aux recettes qui m'inspirent et qui semblent réalistes.

Alors, dans ma récolte de cette semaine:

Crock-pot, recette classique: rien à signaler. Aucun petit papier à la fin de la lecture.

Ricardo, parce qu'on a tous de la visite: 6 petits papiers. Une qui cuit présentement à la mijoteuse. Une qui existe déjà dans mon livre de recette, mais que je ne fais jamais - je devrais, c'est bon les scones. Et deux desserts.

Pasta et cetera à la di Stasio: 11 petits papiers, mais je pense que j'ai manqué de petits papiers à un moment. Plus de 10 recettes de pâtes assez faciles et rapides pour être préparées un soir de semaine. Intéressant. Rendue là, je devrais peut-être l'acheter. Parce que les copier dans mon cahier, ça peut être long. En plus, je dois tester, avant de prendre le temps de transférer dans le dit cahier.

SoupeSoup à la maison: 12 petits papiers, dont une recette essayée hier soir, que je qualifierais de gratin dauphinois au poisson. Très bon, déjà dans le cahier. Mais en regardant ce matin, je me rends compte que certaines de ces recettes marquées doivent être très bonnes, mais un peu irréalisables dans mon contexte de tous les jours. Les carottes et betteraves multicolores caramélisées doivent être à se rouler par terre, mais vais-je vraiment les faire?

Coup de pouce - nos 180 meilleures recettes à la mijoteuse: Honnêtement, j'ai failli laisser tomber. Mais en y revenant ce matin, j'ai mis 14 petits papiers (j'en ai manqué par la suite) de recettes qui pourraient rendre la mijoteuse intéressante. C'est de loin le livre de recette spécifique à cet outil qui m'a le plus inspiré. Souvent, je trouve que ça à l'air insipide. Ou que c'est loin d'être simple.

On entend souvent dire qu'il suffit de partir la mijoteuse le matin et qu'on arrive à la maison avec un repas tout prêt. C'est plus ou moins vrai. Il y a de la préparation à faire, et faire griller de la viande et des oignons avant de partir travailler, ça ne va pas se passer. Ensuite, ça doit cuire entre 6 et 8 heures. Mais en fait, on part de la maison entre 9 et 10 heures, donc c'est trop cuit et trop uniformisé quand on arrive. Et pour finir, c'est bien un repas prêt à 4h30, mais c'est à 6h - 6h30 qu'on mange dans cette famille. Il reste donc un 2h de quoi? cuisson? réchauffement? Est-ce bien salubre? Bref, je pars plus une mijoteuse la fin de semaine, et ça me fait un repas pour un jour de semaine, où je n'ai plus qu'à réchauffer. À l'heure que je veux.

Pour revenir au sujet principal de ce mémo, je trouve que mes recherches de recettes ont été assez fructueuses cette semaine. Je vais en mettre plusieurs au menu dans les prochaines semaines, question de tester le résultat, et l'effet sur les convives.

20 octobre 2014

Conversation surréaliste

Avec MissM, maintenant 4 ans-et-demi.

- Maman, je mets le vaisseau spatial sur ton bureau. C'est lui qui va avec ma robe.
- Mais non MissM, c'est pas un vaisseau spatial ça, c'est le barrage hydroélectrique de ta sœur.
- Non non, le barrage, je l'ai mis dans la chambre. Là c'est le petit vaisseau spatial. Regarde. Je le mets sur ton bureau.
- Ok...



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J'adore ces moments.

10 octobre 2014

À propos des lunchs

En septembre, les articles sur les lunchs se multiplient soudainement. Pas de surprise ici, et comme toute maman digne de ce nom j’en lis quelques-uns. On y trouve des idées de repas froids ou chauds, des façons de se simplifier l’empaquetage des dits lunchs, de les rendre attrayants pour les enfants et moins pénibles pour les parents. 

Mais nulle part je n’ai rencontré ma stratégie pour les lunchs, alors je vais vous en faire part. Je n'ai sûrement pas l’exclusivité, par contre. Ça se résume en un seul mot : déléguez! Ou responsabilisez, selon l’angle d’observation. La veille de la première rentrée scolaire de MissA, j’ai sorti la boîte à lunch toute neuve, je l’ai ouverte, et je me suis fait la réflexion que c’était le premier d’une interminable série. Je ne débordais pas d’enthousiasme à la perspective.

Et c’est là que l’ampoule s’est allumée au-dessus de ma tête. J’ai appelé MissA, je lui expliqué qu’un lunch, ça prenait un fruit, une collation, un yogourt, un jus et un repas principal – plus les ustensiles pour réussir à manger tout ça sans trop de dégâts. Je m’occupais de lui fournir le repas principal (la plupart du temps des restes du souper précédent, parfois des sandwichs, rarement des plats congelés), elle s’occupait du reste.

Évidemment, pour toute la durée de la maternelle et la première moitié de la première année, j’ai vérifié le contenu de la boîte à lunch avant de l’envoyer à l’école. À la rentrée scolaire, il y a toujours des réajustements à faire sur les quantités – MissA a tendance à remplir sa boîte pour 3 jours, chaque matin. C’est toujours moi qui décide ce que sera le plat principal. Mais en dehors de ça, le contenu de la boîte à lunch ne me regarde pas. MissA doit m’avertir elle-même quand elle va manquer de jus ou de collations.

J’ai déjà commencé à déléguer aussi à MissM, qui veut amener une collation à la garderie le matin.
Les lunchs? C’est vraiment pas si pire sérieux.

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Entre l'écriture et la publication de ce billet, j'ai eu quelques discussions sur les lunchs, dont une importante avec mon amie J. À l'école de MissA, en dehors des noix, il n'y a aucune restriction particulière sur ce que peut contenir un lunch, sinon des bonbons. Ce qui n'est pas une véritable contrainte. À l'école de MrL, les contraintes sont suffisantes pour rendre les parents psychotiques. J'en ai été renversée. Les lunchs, ce n'est vraiment pas si pire, mais dans mon contexte personnel, qui est finalement assez particulier. 

06 octobre 2014

Inventivité par détournement

MissA, huit ans, pense en dehors de la boîte. Peut-être parce qu’elle ne connaît pas encore les limites de la boîte, peut-être parce qu’elle est particulièrement bonne pour associer différentes informations. Je vous donne deux exemples où elle m’a vraiment surprise cet été.

Est-ce qu’on recevait quelqu’un? Est-ce que je voulais juste prendre une bière? Toujours est-il que je n’arrivais pas à ouvrir une bière et que je ne pouvais pas déléguer. MissA, qui me regardait probablement grogner : ‘Maman, tu as juste à prendre le casse-noix, regarde ça a les mêmes p’tites dents.’ Et j’ai pu ouvrir ma bière, impressionnée par sa façon de détourner efficacement un outil.

Plus tard dans l’été, en camping, je nettoyais un couteau avec un bout de concombre -  ça enlève vraiment bien le fromage sur les couteaux et j’ai été questionnée à ce sujet en long et en travers par les deux padawans de la famille. Quelques jours plus tard, toujours en campign, mais après avoir oublié les brosses à dents chez ma mère, MissA me suggère de manger des concombres pour se nettoyer un peu les dents au moins avant de se coucher. Ce qu’on a fait. C’est loin d’être parfait, mais c’est mieux que rien du tout.

Est-ce que je peux encourager ça, cette qualité d’innovation chez elle? Comment? C’est vraiment un atout dans la vie, non?

03 octobre 2014

Septembre

Je n'ai pas lu beaucoup en septembre. Ou du moins je n'ai pas eu l'impression de lire beaucoup. Par contre, j'ai écrit quelques billets que je publierai en octobre. Pourquoi pas plus tôt? Aucune idée.

Livres

Le tricot pour les nuls - Pam Allen
Maximisez les 168 heures de votre semaine - Martyne Huot, dans un livre comme ça, je devrais trouver un ou deux trucs pertinents, mais non, même pas. Pas pour moi en tout cas.
Harry Potter et l'ordre du phénix -  JK Rowling, le soir avec MissA

BD

La propriété - Rutu Modan
Cinder & Ashe -  Gerry Conway et Jose Luis Gracia-Lopez, ça allait assez bien, jusqu'à qu'un des auteurs y insère son fantasme tordu.
Calvin et Hobbes 1 : Adieu, monde cruel! – Bill Waterson
Calvin et Hobbes 2 : En avant, tête de thon – Bill Waterson
Calvin et Hobbes 4 : Debout, tas de nouilles! – Bill Waterson
Le centre de la terre – Anneli Furmak
100 choses à faire une fois dans sa vie –Jacques Goldstyn
Un thé pour Yumiko - Fumio Obata

Abandonné

The Valley of Amazement - Amy Tan, c'était bien, mais je n'ai pas accroché.

02 septembre 2014

Les doigts de pieds en éventails

La plupart de ces livres ont été lu dans la dernière semaine du mois. Je n'ai pas lu des masses pendant les vacances - en camping, on ne lit pas tant que ça. Mais on ne prend pas ses courriels, on ne touche pratiquement pas à de l'électronique et on ne regarde pas la tivi non plus. Ça fait du bien.

Une petite réflexion supplémentaire: Il semble que la bande dessinée permet d'exprimer la dépression de façon juste. Cela fait quelques temps que je tombe sur des BD qui relatent de différentes façons la dépression, de l'intérieur surtout, mais aussi de l'extérieur - comme Mon ami Bao, ce mois-ci. À chaque fois, j'ai trouvé que le média permettait aux auteurs de s'exprimer clairement et sans s’apitoyer sur leur propre sort. Je crois que cela ne peut qu'aider à démystifier la maladie afin qu'elle soit reconnue comme telle: un maladie, pas un caprice des individus atteints.

Livres

Petite philosophie du vélo - Bernard Chambaz
Vélo! Concepteurs de génie, machines de légende - Richard Moore et Daniel Benson
Tout se joue avant 6 ans -  Fitzhugh Dodson, certaines sections sont incroyablement datées, mais il y a des éléments intéressants et ça se lit tout seul.
Un taxi pour Sherbrooke - Monique Le Maner

BD

Tabula rasa - Pierre Maurel
Mon ami Bao - Stéphane Lafleur et Katty Maurey
Le muret - Fraipont et Bailly, adoré.
Pilules bleues - Frederik Peeters, sur le HIV au quotidien., fort.
La guerre des rues et des maisons - Sophie Yanow
Seules contre tous - Miriam Katin

Abandonné

Melvile - Romain Renard, BD. Je devais la remettre avant de l'avoir terminée.