20 octobre 2014

Conversation surréaliste

Avec MissM, maintenant 4 ans-et-demi.

- Maman, je mets le vaisseau spatial sur ton bureau. C'est lui qui va avec ma robe.
- Mais non MissM, c'est pas un vaisseau spatial ça, c'est le barrage hydroélectrique de ta sœur.
- Non non, le barrage, je l'ai mis dans la chambre. Là c'est le petit vaisseau spatial. Regarde. Je le mets sur ton bureau.
- Ok...



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J'adore ces moments.

10 octobre 2014

À propos des lunchs

En septembre, les articles sur les lunchs se multiplient soudainement. Pas de surprise ici, et comme toute maman digne de ce nom j’en lis quelques-uns. On y trouve des idées de repas froids ou chauds, des façons de se simplifier l’empaquetage des dits lunchs, de les rendre attrayants pour les enfants et moins pénibles pour les parents. 

Mais nulle part je n’ai rencontré ma stratégie pour les lunchs, alors je vais vous en faire part. Je n'ai sûrement pas l’exclusivité, par contre. Ça se résume en un seul mot : déléguez! Ou responsabilisez, selon l’angle d’observation. La veille de la première rentrée scolaire de MissA, j’ai sorti la boîte à lunch toute neuve, je l’ai ouverte, et je me suis fait la réflexion que c’était le premier d’une interminable série. Je ne débordais pas d’enthousiasme à la perspective.

Et c’est là que l’ampoule s’est allumée au-dessus de ma tête. J’ai appelé MissA, je lui expliqué qu’un lunch, ça prenait un fruit, une collation, un yogourt, un jus et un repas principal – plus les ustensiles pour réussir à manger tout ça sans trop de dégâts. Je m’occupais de lui fournir le repas principal (la plupart du temps des restes du souper précédent, parfois des sandwichs, rarement des plats congelés), elle s’occupait du reste.

Évidemment, pour toute la durée de la maternelle et la première moitié de la première année, j’ai vérifié le contenu de la boîte à lunch avant de l’envoyer à l’école. À la rentrée scolaire, il y a toujours des réajustements à faire sur les quantités – MissA a tendance à remplir sa boîte pour 3 jours, chaque matin. C’est toujours moi qui décide ce que sera le plat principal. Mais en dehors de ça, le contenu de la boîte à lunch ne me regarde pas. MissA doit m’avertir elle-même quand elle va manquer de jus ou de collations.

J’ai déjà commencé à déléguer aussi à MissM, qui veut amener une collation à la garderie le matin.
Les lunchs? C’est vraiment pas si pire sérieux.

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Entre l'écriture et la publication de ce billet, j'ai eu quelques discussions sur les lunchs, dont une importante avec mon amie J. À l'école de MissA, en dehors des noix, il n'y a aucune restriction particulière sur ce que peut contenir un lunch, sinon des bonbons. Ce qui n'est pas une véritable contrainte. À l'école de MrL, les contraintes sont suffisantes pour rendre les parents psychotiques. J'en ai été renversée. Les lunchs, ce n'est vraiment pas si pire, mais dans mon contexte personnel, qui est finalement assez particulier. 

06 octobre 2014

Inventivité par détournement

MissA, huit ans, pense en dehors de la boîte. Peut-être parce qu’elle ne connaît pas encore les limites de la boîte, peut-être parce qu’elle est particulièrement bonne pour associer différentes informations. Je vous donne deux exemples où elle m’a vraiment surprise cet été.

Est-ce qu’on recevait quelqu’un? Est-ce que je voulais juste prendre une bière? Toujours est-il que je n’arrivais pas à ouvrir une bière et que je ne pouvais pas déléguer. MissA, qui me regardait probablement grogner : ‘Maman, tu as juste à prendre le casse-noix, regarde ça a les mêmes p’tites dents.’ Et j’ai pu ouvrir ma bière, impressionnée par sa façon de détourner efficacement un outil.

Plus tard dans l’été, en camping, je nettoyais un couteau avec un bout de concombre -  ça enlève vraiment bien le fromage sur les couteaux et j’ai été questionnée à ce sujet en long et en travers par les deux padawans de la famille. Quelques jours plus tard, toujours en campign, mais après avoir oublié les brosses à dents chez ma mère, MissA me suggère de manger des concombres pour se nettoyer un peu les dents au moins avant de se coucher. Ce qu’on a fait. C’est loin d’être parfait, mais c’est mieux que rien du tout.

Est-ce que je peux encourager ça, cette qualité d’innovation chez elle? Comment? C’est vraiment un atout dans la vie, non?

03 octobre 2014

Septembre

Je n'ai pas lu beaucoup en septembre. Ou du moins je n'ai pas eu l'impression de lire beaucoup. Par contre, j'ai écrit quelques billets que je publierai en octobre. Pourquoi pas plus tôt? Aucune idée.

Livres

Le tricot pour les nuls - Pam Allen
Maximisez les 168 heures de votre semaine - Martyne Huot, dans un livre comme ça, je devrais trouver un ou deux trucs pertinents, mais non, même pas. Pas pour moi en tout cas.
Harry Potter et l'ordre du phénix -  JK Rowling, le soir avec MissA

BD

La propriété - Rutu Modan
Cinder & Ashe -  Gerry Conway et Jose Luis Gracia-Lopez, ça allait assez bien, jusqu'à qu'un des auteurs y insère son fantasme tordu.
Calvin et Hobbes 1 : Adieu, monde cruel! – Bill Waterson
Calvin et Hobbes 2 : En avant, tête de thon – Bill Waterson
Calvin et Hobbes 4 : Debout, tas de nouilles! – Bill Waterson
Le centre de la terre – Anneli Furmak
100 choses à faire une fois dans sa vie –Jacques Goldstyn
Un thé pour Yumiko - Fumio Obata

Abandonné

The Valley of Amazement - Amy Tan, c'était bien, mais je n'ai pas accroché.

02 septembre 2014

Les doigts de pieds en éventails

La plupart de ces livres ont été lu dans la dernière semaine du mois. Je n'ai pas lu des masses pendant les vacances - en camping, on ne lit pas tant que ça. Mais on ne prend pas ses courriels, on ne touche pratiquement pas à de l'électronique et on ne regarde pas la tivi non plus. Ça fait du bien.

Une petite réflexion supplémentaire: Il semble que la bande dessinée permet d'exprimer la dépression de façon juste. Cela fait quelques temps que je tombe sur des BD qui relatent de différentes façons la dépression, de l'intérieur surtout, mais aussi de l'extérieur - comme Mon ami Bao, ce mois-ci. À chaque fois, j'ai trouvé que le média permettait aux auteurs de s'exprimer clairement et sans s’apitoyer sur leur propre sort. Je crois que cela ne peut qu'aider à démystifier la maladie afin qu'elle soit reconnue comme telle: un maladie, pas un caprice des individus atteints.

Livres

Petite philosophie du vélo - Bernard Chambaz
Vélo! Concepteurs de génie, machines de légende - Richard Moore et Daniel Benson
Tout se joue avant 6 ans -  Fitzhugh Dodson, certaines sections sont incroyablement datées, mais il y a des éléments intéressants et ça se lit tout seul.
Un taxi pour Sherbrooke - Monique Le Maner

BD

Tabula rasa - Pierre Maurel
Mon ami Bao - Stéphane Lafleur et Katty Maurey
Le muret - Fraipont et Bailly, adoré.
Pilules bleues - Frederik Peeters, sur le HIV au quotidien., fort.
La guerre des rues et des maisons - Sophie Yanow
Seules contre tous - Miriam Katin

Abandonné

Melvile - Romain Renard, BD. Je devais la remettre avant de l'avoir terminée.

25 août 2014

Retour en ville

Le retour en ville marque forcément la fin des vacances. Le retour dans la canicule, alors que les pérégrinations ont été fraîches, est particulièrement brutal. Mais le plus marquant, c'est le bruit.

Voitures, travaux, camions qui reculent, moteurs divers, partys, ambulances, pompiers et gars saouls. Il n'y a pas de moment de silence au centre-ville. Il est 22h10, et au moment où j'écris ces lignes, deux gars travaillent dans la ruelle et ils viennent de partir un compresseur, de faire tomber de grosses pièces de métal.

Il y a bien sûr la densité de gens - plus de gens, plus d'activités, plus de bruits. Mais je pense aussi qu'en vivant dans ce bruit, on oublie la valeur du silence.

J'ai des envies de brousse.

01 août 2014

Juillet

Ça y est, les vacances sont arrivées! Le mois de juillet est toujours plus long que les autres. Le mois d'août toujours plus court. Il n'y a pas de justice...

Livres

Réaliser son premier court-métrage - Chris Patmore
100 techniques de pros pour le cinéma amateur - Chris Kenworthy
Les plans au cinéma - Jeremy Vineyard
The Botany of Desire - Michael Pollan, une relecture, toujours aussi intéressant.
Le monde en stop - Ludovic Hubler

BD

La petite mort - Davy Mourier
James Joyce, l'homme de Dublin - Alfonso Zapico
Les vacances de Jésus et Bouddha 1 et 2 - Hiraku Nakamura
Annie Sullivan et Helen Keller - Joseph Lambert
Freaks' Squeele - Florent Maudoux
Japon 1 an après - Collectif
Le musée insolite de Limul Goma: Hautes œuvres, petit traité d'humanisme à la française - Simon Hureau
L'abominable Charles Christopher - Karl Kerschl
Haïku - M

Abandonné

Les blondes -Emily Schultz, intéressant, mais un peu trop glauque pour moi en ce moment.

22 juillet 2014

La longue tirade du coucher

MissM a du mal avec le coucher. C'est long, c'est pénible, c'est redondant et c'est parfois hilarant - quand c'est pris avec une dose d'humour. Je transcris ce que j'entends ce soir.

- Maman
- Mamaaaaaan
- Maaaaammmaaaaaan. On a un problème avec le venti.
- On a un problème avec le venti.
- On a un problème avec le venti.
- On a un problème avec le venti.
- On a un problème avec le venti.
- On a un problème avec le venti.
- Maman, tu vas me faire pleurer.
- Maman, viens ici tout de suite.
- Tout de suite maman j'ai dit.
- On a un problème.
- Avec le venti.
- Avec le venti, maman, on a un problème.
- Tu me fais pleurer, maman.
- Mamaaaaaaaan. Le venti.
- Bouhhhhouuuh. Mamaaaaaaaan. Le veeeeennnntiiiiiiii.

Bon, je vais peut-être aller voir ce qui se passe avec le dit venti. Il a tendance à grincer - quand on joue avec au lieu de dormir...

03 juillet 2014

Juin

Rien à signaler, vraiment. La fin des classes, les remplacements de vacances au travail. Le mois de juillet qui va être long parce que les vacances sont à la fois lointaines et très proches.

Livres

La fée carabine - Daniel Pennac
Aux fruits de la passion - Daniel Pennac, des relectures, mais la tribu Malaussène est tellement attachante.
Le rang du cosmonaute - Olga Duhamel-Noyer
Lenteur mode d'emploi - Carl Honoré
Faites-le! - Marek Halter. Hum... ambivalent.

BD

Gung Ho 1: Brebis galeuse - von Kummant et von Eckartsberg
La cité des ponts obsolètes - Federico Pazos
Haddon Hall, quand David inventa Bowie - Néjib
Petrograd - Philip Gelatt et Tyler Crook, sur l'assassinat de Raspoutine, sans presque voir Raspoutine
Fines tranches d'angoisse - Catherine Lepage
Je n'ai jamais connu la guerre - Maud Begon et Joseph Safieddine
Charly 9 - Richard Guérineau, d'après Jean Teulé


Abandonné

Mathilda - Roald Dhal, je le lisais en camping, c'était le livre de MissA et je ne trouvais pas le mien. On est revenu et je ne sais pas où elle l'a mis.

23 juin 2014

Homonyme, façon

- Maman, c'est parce qu'il est jaune qu'il est en colère l'autobus?
- ????
- L'autobus colère? C'est parce qu'il est jaune?