J’ai du mal avec l’attitude de certaines personnes de la ville envers les gens de la brousse. Des individus qui ont eu de la chance, qui sont nés au bon endroit, qui ont eu accès à une éducation poussée, à de bonnes conditions de vie, mais qui ont un certain mépris pour les broussards. Forts sympathiques par ailleurs, ils jugent souvent très durement, et toujours ouvertement, des hommes et des femmes qui n’ont pas eu la moindre occasion d’accéder à une éducation de base, dont les ressources sont limitées par leur environnement.
« Ils sont sales. Elles ne connaissent rien. Ils sont stupides. Ils ont des croyances idiotes. Elles ont trop d’enfants. »
Et pourtant, ces broussards, ils sont souvent très brillants. Ils réussissent des miracles avec rien, pour nourrir leurs familles, pour soigner, habiller et parfois même envoyer à l’école leurs enfants. Qu’ils ont nombreux, c’est vrai. Mais rarement par choix.
Et ces personnes de la chance, c’est d’elles dont je dépends pour me traduire ce que ces gens de la misère ont à me dire. Je crois qu’elles font généralement un très bon boulot, mais il y a des moments où je me demande quelle est la part d’interprétation dans leurs traductions. Surtout quand la fatigue commence à s’accumuler.
21 novembre 2007
20 novembre 2007
Confession
J'ai arrêté de fumer il y a plus de deux ans. J'ai fumé ma dernière cigarette à Barcelone, quelques jours avant de savoir que ça concernait aussi quelqu'un d'autre.
Je n'ai jamais été une grosse fumeuse.
Mais
Tous les les jours, j'ai envie d'une cigarette.
Tous les jours, je reprends la décision de ne pas fumer.
Il y a des jours où ça demande plus de volonté.
__________
Je suis un peu débordée, et j'ai oublié mon carnet à la maison, je vous envoie donc des textes que j'ai écrit la semaine précédant mon voyage. Les récits de voyages reprendront sous peu.
Je n'ai jamais été une grosse fumeuse.
Mais
Tous les les jours, j'ai envie d'une cigarette.
Tous les jours, je reprends la décision de ne pas fumer.
Il y a des jours où ça demande plus de volonté.
__________
Je suis un peu débordée, et j'ai oublié mon carnet à la maison, je vous envoie donc des textes que j'ai écrit la semaine précédant mon voyage. Les récits de voyages reprendront sous peu.
19 novembre 2007
09 novembre 2007
Petit voyage
Ne me cherchez pas la semaine prochaine. Je pars en brousse pour 5 jours (à moins que le travail ne se fasse plus rapidement). Je laisse ma fille à son père et je m’en vais évaluer les conditions socio-économiques des femmes de Banibangou et Soumatt dans la région de Ouallam, avec la version originale de l’ONG avec laquelle je travaille.
Je reviendrai sûrement avec des photos, des idées, des désillusions, des ambitions et des textes.
A bientôt !
Je reviendrai sûrement avec des photos, des idées, des désillusions, des ambitions et des textes.
A bientôt !
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il faut bien travailler,
voyages voyages
08 novembre 2007
Au grand marché
J'ai été faire un petit tour au grand marché en fin de semaine, question de remplacer le wok dont la poignée a rendu l'âme. J'ai traîné, et surtout utilisé, mon appareil.
07 novembre 2007
Fille de maraîcher
Intérieur soir.
Une mère qui fait de la soupe et sa fille qui "l'aide".
- Pata!
- Oui, c'est une patate
- Pata.
- Non, ça c'est une tomate ma cocotte.
- Pata?
- Tomate
- Cocon!
- Hum, c'est vrai que ça ressemble à un concombre, mais c'est un zucchini.
- Cocon!
- Zucchini
- Cocon.
- Non, ça c'est même pas proche, c'est une carotte.
- O! Cocon?
- Chou
- Sou
- Ouais bravo, chou!
- Sou. Bavooo!
- Pata?
- Hum, haricot. On est loin de la patate. Tiens, ça c'est une patate.
- Pata.
- Oui, mais évite de la jeter par terre ma chérie s'il-te-plait.
- Pata.
- Tomate
- Pata bobo!
- Non Anoura, vraiment, écrase pas les tomates comme ça! Laisse les tomates tranquilles.
- Pata!
- Pata!
- Non, carotte. Laisse mes légumes sur le comptoir ma fille, sinon on ne mangera pas de soupe ce soir. Et puis on ne mangera pas du tout, parce que c'est ça le menu!
- Cocon!
- Ok, ça suffit, mets tes souliers et va jouer au jardin avec ton papa.
- Chaussu! Papa!
- Meeerci!
- Fofo!
Une mère qui fait de la soupe et sa fille qui "l'aide".
- Pata!
- Oui, c'est une patate
- Pata.
- Non, ça c'est une tomate ma cocotte.
- Pata?
- Tomate
- Cocon!
- Hum, c'est vrai que ça ressemble à un concombre, mais c'est un zucchini.
- Cocon!
- Zucchini
- Cocon.
- Non, ça c'est même pas proche, c'est une carotte.
- O! Cocon?
- Chou
- Sou
- Ouais bravo, chou!
- Sou. Bavooo!
- Pata?
- Hum, haricot. On est loin de la patate. Tiens, ça c'est une patate.
- Pata.
- Oui, mais évite de la jeter par terre ma chérie s'il-te-plait.
- Pata.
- Tomate
- Pata bobo!
- Non Anoura, vraiment, écrase pas les tomates comme ça! Laisse les tomates tranquilles.
- Pata!
- Pata!
- Non, carotte. Laisse mes légumes sur le comptoir ma fille, sinon on ne mangera pas de soupe ce soir. Et puis on ne mangera pas du tout, parce que c'est ça le menu!
- Cocon!
- Ok, ça suffit, mets tes souliers et va jouer au jardin avec ton papa.
- Chaussu! Papa!
- Meeerci!
- Fofo!
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Chipounette,
Parler c'est pas facile,
scénarii
06 novembre 2007
Boro, reporter photographe
Par Frank et Vautrin
La première fois que je suis tombée sur Blèmia Borowicz, c’était dans une bouquinerie jaune plus reconnue pour l’abondance que pour la qualité de sa marchandise. Enceinte jusqu’aux oreilles, je me cherchais une lecture facile, intéressante et abondante afin d’occuper les dernières semaines de ma grossesse et les innombrables heures d’allaitement qui allaient suivre.
Ce qui m’a convaincue de choisir ce livre d’auteurs inconnus au milieu de tous ces livres pour le moins hasardeux, c’est la couverture : si Enki Bilal a accepté d’illustrer la série, ça ne peut pas être mauvais.
Cette écriture à quatre mains relate les aventures rocambolesques et romantiques d’un photographe boiteux, séduisant et frondeur qui parcourt l’Europe des années ’30, armé de son Leica et de son charme indescriptible. Encore plus sexy que Fandorine, Boro nous fait découvrir le continent tel qu’il était à l’avant-guerre. Une interprétation libre d’une époque sombre et mouvementée, une fiction qui met ses personnages au cœur des événements clés de l’histoire, de l’élection d’Hitler aux portes du conflit mondial qui suivra, en passant par les brigades internationales.
La première fois que je suis tombée sur Blèmia Borowicz, c’était dans une bouquinerie jaune plus reconnue pour l’abondance que pour la qualité de sa marchandise. Enceinte jusqu’aux oreilles, je me cherchais une lecture facile, intéressante et abondante afin d’occuper les dernières semaines de ma grossesse et les innombrables heures d’allaitement qui allaient suivre.
Ce qui m’a convaincue de choisir ce livre d’auteurs inconnus au milieu de tous ces livres pour le moins hasardeux, c’est la couverture : si Enki Bilal a accepté d’illustrer la série, ça ne peut pas être mauvais.
Cette écriture à quatre mains relate les aventures rocambolesques et romantiques d’un photographe boiteux, séduisant et frondeur qui parcourt l’Europe des années ’30, armé de son Leica et de son charme indescriptible. Encore plus sexy que Fandorine, Boro nous fait découvrir le continent tel qu’il était à l’avant-guerre. Une interprétation libre d’une époque sombre et mouvementée, une fiction qui met ses personnages au cœur des événements clés de l’histoire, de l’élection d’Hitler aux portes du conflit mondial qui suivra, en passant par les brigades internationales.
05 novembre 2007
La radio sur le net
Le nombre de radios sur le net est pratiquement illimité.
Je peux écouter Radio Tralala tous les jours si je veux, mais pour être bien honnête, ça ne m'intéresse pas tant que ça. Les nouvelles du pays à longueur de journée, je ne sais même pas si ce serait sain. Et puis, soyons francs, cette radio nationale a une vision assez limitée de ce qui se passe dans le monde, surtout avec les débats actuels sur la pureté de la société. Je n'y suis même pas et ça m'irrite. Plus on est loin, plus ça nous apparaît nombriliste .
Je pourrais écouter rfi, mais ça pas besoin du net, je l'entends sur mon poste radio tous les matins.
En fait, en travaillant, c'est de la musique que je veux, pas du blabla. J'ai été voir du côté des anglais, et je suis tombée sur BBC6. Des nouvelles une fois de temps en temps, très anglaises, mais vu l'accent, si je n'écoute pas bien, je ne comprends rien. Mais la musique, ouuuuu la musique! Que du bon, que des groupes que j'aime, ou que je ne connais pas mais que j'aime quand même. Du bonbon pour les oreilles.
Et pour les pauses, je peux écouter un radio roman inspiré des oeuvres de Douglas Adams sur une autre chaîne de la même 'broadcasting corporation'.
Dans une autre vie, j'étais anglaise, c'est sûr.
Je peux écouter Radio Tralala tous les jours si je veux, mais pour être bien honnête, ça ne m'intéresse pas tant que ça. Les nouvelles du pays à longueur de journée, je ne sais même pas si ce serait sain. Et puis, soyons francs, cette radio nationale a une vision assez limitée de ce qui se passe dans le monde, surtout avec les débats actuels sur la pureté de la société. Je n'y suis même pas et ça m'irrite. Plus on est loin, plus ça nous apparaît nombriliste .
Je pourrais écouter rfi, mais ça pas besoin du net, je l'entends sur mon poste radio tous les matins.
En fait, en travaillant, c'est de la musique que je veux, pas du blabla. J'ai été voir du côté des anglais, et je suis tombée sur BBC6. Des nouvelles une fois de temps en temps, très anglaises, mais vu l'accent, si je n'écoute pas bien, je ne comprends rien. Mais la musique, ouuuuu la musique! Que du bon, que des groupes que j'aime, ou que je ne connais pas mais que j'aime quand même. Du bonbon pour les oreilles.
Et pour les pauses, je peux écouter un radio roman inspiré des oeuvres de Douglas Adams sur une autre chaîne de la même 'broadcasting corporation'.
Dans une autre vie, j'étais anglaise, c'est sûr.
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le merveilleux monde de la technologie
02 novembre 2007
Identification de l’interlocuteur
- Moi
- Mua.
- Toi
- Tua.
- C’est bon.
- Moi c’est papa, toi c’est Anoura
- Mua.
- Non, si c’est toi qui le dis, moi c’est toi
- Tua.
- Anoura c’est?
- Tua.
- Non, c’est moi, enfin, si, c’est toi, mais tu dis c’est moi.
- Mua!
- Papa?
- C’est moi!
- Mua!
- Non, toi, enfin, moi quoi!
- Moi c'est comme ça, toi c'est comme ça (en pointant les doigts dans le vide).
- Tua
- Oui, mais en me pointant moi.
- Mua.
- Non
- Mua.
- Oui, c’est ça!
- Mua.
- Non. Oula, ça risque d’être long.
- Mua.
- Toi
- Tua.
- C’est bon.
- Moi c’est papa, toi c’est Anoura
- Mua.
- Non, si c’est toi qui le dis, moi c’est toi
- Tua.
- Anoura c’est?
- Tua.
- Non, c’est moi, enfin, si, c’est toi, mais tu dis c’est moi.
- Mua!
- Papa?
- C’est moi!
- Mua!
- Non, toi, enfin, moi quoi!
- Moi c'est comme ça, toi c'est comme ça (en pointant les doigts dans le vide).
- Tua
- Oui, mais en me pointant moi.
- Mua.
- Non
- Mua.
- Oui, c’est ça!
- Mua.
- Non. Oula, ça risque d’être long.
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Chipounette,
dialogue,
mon chéri,
Parler c'est pas facile
01 novembre 2007
Baptême nigérien
Le baptême nigérien (musulman en fait) a lieu 7 jours après la naissance de l'enfant. Des amis à nous ont eu un garçon il y a peu et le baptême a eu lieu la semaine dernière. Ils viennent tous deux de grandes familles de Niamey, tant dans le nombre que dans la réputation. Les cérémonies chez eux sont donc toujours spectaculaires et très typiques. Encore une fois, j'étais la seule blanche dans le paysage et je ne connaissais personne du côté des femmes, sauf la nouvelle maman, mais elle était pour le moins submergée. Ne sachant plus où me mettre, j'ai laissé ma fille à son père et je me suis réfugiée derrière mon appareil photo. Je n'ai pas utilisé mon flash, afin de ne pas être trop visible, enfin, pas plus que je ne l'étais déjà. Je crois que certaines de ces photos sont quand même intéressantes, même si les survivantes à mes tris drastiques sont peu nombreuses.
Le griot qui compte ses profits (c'est ma préférée):
Le repas qui sera servi après la Fathia (prière qui accompagne le sacrifice du mouton):
Les femmes, dans le salon:
Une petite que tout ce bataclan ne dérangeait pas outre mesure:
Je n'ai pas pu prendre de photos intéressantes de la cérémonie ou des hommes, car je n'ai pas osé me mettre en face du groupe. Mon appareil peut me cacher, mais pas aux foules attentives, quand même.
Le griot qui compte ses profits (c'est ma préférée):
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