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12 juillet 2015

Étude comparée du chômage et de l'université

Être au chômage et être étudiant à l'université se ressemblent beaucoup, pour peu que j'y réfléchisse.

L'étudiant gagne très peu d'argent. Le chômeur en gagne quand même un peu plus, mais comme il a maintenant des obligations familiales que l'étudiant (moyen) n'avait pas, il doit gérer intelligemment. Ayant, s'il a de la chance, eu le temps de vieillir depuis ses années d'études, le chômeur a quand même acquis une ou deux expériences de vie pertinentes et sait maintenant gérer un budget. Le resserrement de ceinture est moins difficile, mais il ramène quand même aux années d'études par certaines contraintes. 

L'étudiant a, plus que le salarié, le contrôle de son horaire. Il peut profiter de l'été, en théorie. Le chômeur aussi, en théorie. Mais comme celles de l'étudiant, les tâches du chômeur sont floues - et ne se terminent jamais vraiment. Le chômeur et l'étudiant ne "punchent" jamais. 

L'étudiant a toujours des travaux en cours. L'étudiant gradué n'a même pas le loisir de se dire qu'il aura un agenda vide à la fin de la session, car son mémoire ou sa thèse viendront le hanter même dans ses moments de repos. Avec la culpabilité et les remords qui viennent avec. C'est là que viennent se rejoindre le plus le chômeur et l'étudiant: l'absence de fin, et le petit sentiment de "je devrais faire plus" qui vient avec. 

Le chômeur peut toujours écrire un CV de plus, consulter un site d'offre d'emploi de plus, ajuster encore un peu sa lettre et son CV, se questionner sur la prochaine étape, contacter quelqu'un d'autre, affiner son profil sur les réseaux sociaux, etc. Il se retrouve parfois même avec moins de temps vraiment libre que lorsqu'il travaillait. 

Contrairement au salarié, le chômeur, comme l'étudiant, n'a pas de repère fixe pour déclarer la journée terminée. Ni la semaine. Le chômeur n'est pas en vacances, au contraire. Il travaille temps double pour redevenir un travailleur. 




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p.s.: Je trouve que chômeuse est un mot dissonant. D'où le texte au masculin. Désolée!
p.p.s.: Je sais que certains travailleurs vivent également cette absence de fin. Mais j'espère qu'ils ne se retrouvent pas à vivre avec des budgets d'étudiants...


02 février 2015

La chandeleur

Cette année, comme l'année dernière et peut-être celle d'avant, j'ai décidé de fêter la chandeleur. Ça a donnée à plusieurs reprises ce type de conversation (je fais un amalgame de plusieurs conversations de la journée, dont une avec mamaman):

- La chandeleur? C'est quoi?
- Le 2 février, la dernière fête du temps des fêtes.
- C'est une fête chrétienne?
- Ben moui, basée sur une fête païenne, comme toute bonne fête chrétienne.
- Ok, mais pourquoi?
- Parce qu'une fête qu'il faut souligner en mangeant des crêpes et en allumant des chandelles, je trouve que c'est une fête qui mérite d'être respectée.

Avec les filles c'était plus simple :

- Les filles, c'est la chandeleur, on mange des crêpes à la chandelle!
- Pourquoi?
- Parce que. C'est la chandeleur.
- Cool! Yeah des crêpes!

Toutes les raisons sont bonnes pour manger des crêpes.Et s'il y a une fête pour ça, ben pourquoi pas!

10 octobre 2014

À propos des lunchs

En septembre, les articles sur les lunchs se multiplient soudainement. Pas de surprise ici, et comme toute maman digne de ce nom j’en lis quelques-uns. On y trouve des idées de repas froids ou chauds, des façons de se simplifier l’empaquetage des dits lunchs, de les rendre attrayants pour les enfants et moins pénibles pour les parents. 

Mais nulle part je n’ai rencontré ma stratégie pour les lunchs, alors je vais vous en faire part. Je n'ai sûrement pas l’exclusivité, par contre. Ça se résume en un seul mot : déléguez! Ou responsabilisez, selon l’angle d’observation. La veille de la première rentrée scolaire de MissA, j’ai sorti la boîte à lunch toute neuve, je l’ai ouverte, et je me suis fait la réflexion que c’était le premier d’une interminable série. Je ne débordais pas d’enthousiasme à la perspective.

Et c’est là que l’ampoule s’est allumée au-dessus de ma tête. J’ai appelé MissA, je lui expliqué qu’un lunch, ça prenait un fruit, une collation, un yogourt, un jus et un repas principal – plus les ustensiles pour réussir à manger tout ça sans trop de dégâts. Je m’occupais de lui fournir le repas principal (la plupart du temps des restes du souper précédent, parfois des sandwichs, rarement des plats congelés), elle s’occupait du reste.

Évidemment, pour toute la durée de la maternelle et la première moitié de la première année, j’ai vérifié le contenu de la boîte à lunch avant de l’envoyer à l’école. À la rentrée scolaire, il y a toujours des réajustements à faire sur les quantités – MissA a tendance à remplir sa boîte pour 3 jours, chaque matin. C’est toujours moi qui décide ce que sera le plat principal. Mais en dehors de ça, le contenu de la boîte à lunch ne me regarde pas. MissA doit m’avertir elle-même quand elle va manquer de jus ou de collations.

J’ai déjà commencé à déléguer aussi à MissM, qui veut amener une collation à la garderie le matin.
Les lunchs? C’est vraiment pas si pire sérieux.

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Entre l'écriture et la publication de ce billet, j'ai eu quelques discussions sur les lunchs, dont une importante avec mon amie J. À l'école de MissA, en dehors des noix, il n'y a aucune restriction particulière sur ce que peut contenir un lunch, sinon des bonbons. Ce qui n'est pas une véritable contrainte. À l'école de MrL, les contraintes sont suffisantes pour rendre les parents psychotiques. J'en ai été renversée. Les lunchs, ce n'est vraiment pas si pire, mais dans mon contexte personnel, qui est finalement assez particulier. 

25 août 2014

Retour en ville

Le retour en ville marque forcément la fin des vacances. Le retour dans la canicule, alors que les pérégrinations ont été fraîches, est particulièrement brutal. Mais le plus marquant, c'est le bruit.

Voitures, travaux, camions qui reculent, moteurs divers, partys, ambulances, pompiers et gars saouls. Il n'y a pas de moment de silence au centre-ville. Il est 22h10, et au moment où j'écris ces lignes, deux gars travaillent dans la ruelle et ils viennent de partir un compresseur, de faire tomber de grosses pièces de métal.

Il y a bien sûr la densité de gens - plus de gens, plus d'activités, plus de bruits. Mais je pense aussi qu'en vivant dans ce bruit, on oublie la valeur du silence.

J'ai des envies de brousse.

19 avril 2014

Les transports rendent cons

Être en mouvement, c'est être isolé du monde. Quand on est isolé, on peut se permettre bien des choses qu'on ne ferait pas si on était avec les autres. Malheureusement, ce n'est qu'une illusion. On côtoie énormément de gens quand on se déplace. 

Ça marche dans tous les sens. On se permet d'être agressif quand on est en voiture. On se permet aussi d'être agressif avec les conducteurs quand on marche ou on est en vélo. Ou dans une autre voiture. On est plus isolé dans une voiture, mais le fait de pouvoir partir rapidement en vélo nous permet de fuir la scène - et donc d'agresser. 

On fait tous des erreurs en conduisant, la voiture ou le vélo, même en marchant. Bien sûr, les erreurs au volant ont le potentiel d'être beaucoup plus dangereuses que les autres. Et ceux qui subissent ces erreurs ont peur - même si la personne qui a fait l'erreur s'est reprise à la dernière seconde et s'est excusée. Et a eu peur aussi. Le plus souvent. 

La saison du vélo recommence. Je suis bien contente. Mais je suis aussi consciente qu'il y aura des agressions verbales gratuites. Et qu'une fois sur deux, j'en pleurerai. Mais que je serai aussi coupable d'avoir eu peur et de m'être défoulée sur un chauffeur. 

Essayez d'y penser la prochaine fois que l'envie vous prend de crier de votre voiture, ou de crier après une voiture. J’essaierai aussi. 

16 octobre 2013

Shutdown et droits humains

Dans le cadre du Blog Action Day ( #BAD13 ), voir aussi 2010, 2009, 2008 et 2007. 2011, j'ai oublié, 2012 je n'y ai même pas pensé. Cette année, même si je suis loin d'être une experte, j'ai eu envie d'y participer. Le thème est Droits humains. Les sujets étaient infinis, j'en ai pris un qui me sidère : le Shutdown américain. Je ne suis pas sûre de comprendre parfaitement la situation, mais ce que j'en comprends me laisse pantoise. J'aurais pu choisir les femmes dans de trop nombreux pays, les amérindiens ici même ou le travail des enfants. Mais j'avais quelque chose à dire sur ce sujet-là cette semaine, parce que j'ai vu à New York une pauvreté qui ne ressemble ni à celle d'ici, ni à celle de l'Afrique. L’extrême pauvreté des gens qui ont deux emplois et pas de sortie de secours, dans un pays riche.  Et soyez assurés que les femmes, les enfants, les plus pauvres et les plus fragiles sont ceux qui subissent les premiers les conséquences de cette situation.

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On parle à la fois peu et beaucoup du Shutdown de l'État américain en ce moment. L'idée même du Shutdown a un aspect inconcevable pour moi : parce que les politiciens ne se sont pas entendus sur les dépenses à venir de l'État, l'ensemble des services non essentiels du pays sont arrêtés. Cela a un impact, entre autres, sur tous les programmes d'aide aux plus démunis : aides scolaires, banques alimentaires et cie. Près d'un million de personnes n'ont pas le droit d'aller travailler, n'auront pas de salaire - et sans garantie de paiement des arriérés quand la signature aura lieu - parce que le budget annuel des États-Unis n'est pas signé. Les étudiants ne reçoivent pas leurs prêts, certains traitements médicaux ne sont plus disponibles et toutes les institutions publiques sont fermées - musées et parcs nationaux, fonctionnaires dans la plupart des ministères. Si la situation perdure, les impacts pourraient être plus importants.

Déjà, c'est incroyable, et le filet social déjà chancelant des Américains vient de s'amincir. Ces mises à pieds temporaires vont sûrement mettre de nombreuses familles sur la paille, obliger l'endettement. Quant aux personnes qui dépendent déjà des programmes d'aide, leur faible équilibre va s'effondrer.

Tout cela a lieu parce que les Républicains ne veulent pas financer la mise en place de l'«Affordable Care Act», plus connu sous le nom d'Obamacare. C'est difficile vu d'ici d'imaginer que dans un pays comme les États-Unis, pays qui se veut l'exemple à suivre en termes de démocratie, il n'y ait pas d'assurance santé publique. Pour avoir accès à des soins de santé sans les payer au prix coûtant, l'Américain doit payer une assurance privée. Et les assurances privées sont ce qu'elles sont: elles n'assurent pas tout le monde au même prix. S'il y a des «conditions pré-existantes», elles vous refusent ou vous demandent des sommes sidérantes par mois (2000$ par mois, pour donner une échelle). Votre enfant naît avec un souffle au cœur? Inassurable. Il se casse une jambe par la suite? 6000$. Il a un accident de voiture et doit passer deux semaines aux soins intensifs? Vendez votre maison. Vous faites une dépression? Fin des assurances. Vous faites plus que le salaire minimum, mais vous n'arrivez pas à réunir assez d'argent pour payer des assurances? Alors vous aurez à vous endetter la prochaine fois que votre plus jeune aura une infection pulmonaire. Etc.

L'Obamacare vise à assurer à coûts raisonnables tous ces gens qui ne peuvent l'être. Les Républicains contrôlent la chambre et refusent de payer. Les Démocrates contrôlent le sénat et refusent un budget qui ne contient pas le financement de la mise en place du programme - programme adopté à la fois par la chambre et par le sénat en 2010 et qui a donc force de loi.

La crise est loin d'être finie, les services du fédéral vont aller en diminuant, les dettes des employés en congé forcé vont augmenter, et le plafond de la dette (une autre histoire qui bloque régulièrement entre les Démocrates et ces Républicains qui sont tirés vers la droite par leur aile extrémiste du Tea Party) est pour jeudi. Si je comprends bien, si le plafond de la dette n'est pas relevé, encore plus de choses seront immobilisées aux États-Unis.

Et tout ça pour ne pas donner à ceux qui en ont besoin un accès à des soins de santé abordables.

Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. 
Article 25
  1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.


30 janvier 2012

55/505 - Efficacité

Il y a des jours sans, il y a des jours avec. J'ai effectivement fait un certain ménage de mes sources de distraction, j'ai grandement modéré les réseaux sociaux, j'ai planifié mes journées. Avant de partir le 22 décembre, j'ai même fait une liste de ce que je dois faire en rentrant au travail après les vacances. Mais quand on veut être distrait, les outils ne manquent pas. Il y a toujours un article de plus, une minute de plus sur un jeu, encore une photo, juste...

Dormir de mieux en mieux - parce que les filles le font aussi - ça aide beaucoup à la concentration et à une certaine constante dans l'exécution des tâches, quelles qu'elles soient.  Mais la discipline est une contrainte interne avec laquelle j'ai beaucoup de mal. Même si ce serait à mon avantage de l'être plus, d'accomplir plus en moins de temps. Pas par exploit ou par effort surhumain, juste en restant concentrée. Et en profitant de mes moments de procrastination sans que ma conscience ne me murmure constamment ce qu'il me reste à faire, ce que je devrais être en train de faire. Être plus efficace, c'est aussi profiter des moments de détente en sachant que c'est exactement ce que l'on devrait être en train de faire.

28 octobre 2011

Ça vous dit?

Pour un projet que je ne mentionnerai pas, je vais faire des petites capsules "Niger", afin de présenter différents aspects du pays, de la ville, de l'agriculture. Bâties autour de 3 ou 4 photos, je les publierai en circuit fermé tous les dimanches soirs ou les lundis.

Certaines seront sûrement redondantes si vous me suivez depuis longtemps, d'autres seront reprises et adaptées de ce que j'ai déjà écrit sur ce blog. Mais est-ce que ça vous dirait que je publie ces capsules ici, disons le mercredi? Revisiter le Niger avec 3 ans de recul? Je vous promets de ne pas y remettre celles que je tirerai directement du blog.

16 octobre 2011

Oubli

Hier, c’était le Blog Action Day, ça aurait fait 4 ans que j'y participe et j'aime bien écrire sur ces thèmes imposés. Le sujet était "food", la nourriture, se nourrir. J'aurais facilement pu improviser quelque chose à ce sujet. L'écrire à l'avance, programmer la publication. Je travaille après tout dans le secteur agricole, ce n'est pas comme si je manquais de matière première pour le sujet.

Mais j'ai oublié. Je m'en suis rendu compte ce matin en regardant la circulaire de l'épicerie...

04 octobre 2011

Le conseil du jour

Pour ceux qui comme moi n'aiment pas les odeurs résiduelles de nourriture dans l'air d'un appart dont on n'ouvre plus les fenêtres et les portes, le meilleur moyen pour s'en débarrasser est de faire brûler du sucre. J'en mets dans un papier d'aluminium sur un rond de la cuisinière.

J'imagine qu'on peut aussi faire du caramel, ou du butterscotch, ou de la tarte au sucre. Mais c'est plus de travail.



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Truc découvert par la femme enceinte dont le mari avait fait de (l'excellent) poisson frit, mais qui n'en pouvait plus de l'odeur. Oui, on parle de moi. Non, on ne parle pas de maintenant, mais bien d'il y a deux ans.

28 septembre 2011

Affichage

Avant, tout le monde pouvait connaître l'état marital de chacun en lui regardant les mains. Il n'y avait qu'un code et il était clairement affiché. De nos jours, c'est plus risqué.

D'abord parce que les gens ne se marient pas nécessairement, mais ça ne les empêchent pas d'avoir une vie à deux, des enfants, des projets, alouette. Puis il y a celles (et probablement ceux aussi) qui portent un bague à l'annulaire gauche parce que cette bague qui leur plaisait ne s'ajustait qu'à ce doigt. Il y a les traditions où la bague se porte à droite, ou pas du tout. Il a les couples qui ne sont pas mariés mais qui se sont fait faire des bagues, juste comme ça, pas exactement des joncs, juste un peu différent. Puis des comme moi, dont le jonc est en argent.

Bref, dans les films, quand le monsieur enlève sa bague avant d'aborder un jolie demoiselle, ça fait parfois référence à une autre époque.

26 septembre 2011

Dans la rue

J'aime croiser une fille qui mange avec gourmandise. Qui savoure sa nourriture et marche dans une petite bulle de saveur. Qui se lèche les doigts à la fin pour faire durer le plaisir.

Un garçon aussi, mais même si je sais que les garçons aussi subissent le culte de la beauté et de la minceur, je me sens plus interpellée par la fille qui mange que par le garçon.

Peut-être parce que je suis une fille qui mange en marchant.

03 juin 2011

Éliminer la polio



Probablement parce que j'ai côtoyé quotidiennement pendant 3 ans des gens qui en ont souffert, la lutte contre la poliomyélite est quelque chose qui vient me chercher. Cet homme, Bruce Aylward, vous expliquera mieux que moi pourquoi il faut éradiquer la polio. 25 minutes pour comprendre toute la dynamique de cette maladie.

Pourquoi éradiquer la polio? Parce qu'on peut. Et que cette maladie mortelle ou incapacitante fait encore des victimes, alors qu'ici elle n'est qu'un vague souvenir (sauf pour ceux qui souffrent encore des séquelles, bien sûr).

25 mars 2011

Here comes another one

Here comes another one
Here it comes again
Here comes another one
When will it ever end?


I know whatever it is
I've not seen one before
But here comes another one
And here comes a bunch of 'em
Here comes another one
Thank God I'm not having lunch with them


The Monthy Pythons. Je ne saurais dire mieux.

12 février 2011

Influences

Tant que personne ne me parle de l'hiver, je n'ai pas de problèmes avec lui.

C'est un peu comme ça à chaque saison. Au cœur de celles-ci, j'ai toujours l'impression que ça ne changera jamais. Oh, quand je sens une petite odeur de printemps dans le fond de l'air, comme dimanche dernier, j'ai une soudaine envie d'emmener mes filles jouer au parc en petites robes soleil.

Mais en général, je vis très bien le fait d'avoir les deux pieds dans la neige. Je ne chiale pas contre le froid, qui n'est pas très mordant cette année de toute façon. J'aime bien la neige qui tombe. En plus j'ai un nouveau manteau ET des nouvelles bottes qui, s'ils ne me donnent pas l'impression d'être sexy, me laissent penser que je suis "stylée". C'est quand même la première en fois 10 ans que j'ai un nouveau manteau, ça compte!

Évidemment, les tempêtes de neige, ça veut dire deux-trois jours bordéliques pour le stationnement en ville. Mais ça fait partie du contrat, et je dirais même que c'était écrit en grosses lettres majuscules: c'est de loin le principal désavantage d'être véhiculée à Montréal. Je vis avec et la Mamoizelle aime bien pelleter. On fait ça en famille et ça peut même être rigolo.

Par contre, quand quelqu'un me dit qu'il en a ras le pompon de l'hiver, ou que c'est trop froid, trop long, trop plein de neige, vient comme un moment où moi aussi, j'en ai marre. Une petite voix qui dit que ce serait tellement plus simple si ce n'était pas l'hiver.

Mais je ne la laisse pas parler longtemps. Parce qu'espérer le retour du printemps, c'est une chose. Se rendre misérable 6 mois par an parce que c'est l'hiver en est une autre. Un jour, au début de mon bac, j'ai décidé que c'était fini ce temps-là. J'ai pas mal réussi depuis. Et en plus, pour avoir vécu l'inverse plusieurs années, c'est merveilleux, les changements de saisons.

15 octobre 2010

Payer l'eau

Au Niger, c'est facile d'économiser l'eau. Non seulement tout l'environnement nous rappelle à quel point c'est une ressource rare, mais les factures d'eau peuvent être surprenantes pour qui ne fait pas attention. On prend rapidement des habitudes d'économie et de rationalisation dans l'utilisation de l'eau.

Au Québec, c'est plus difficile. L'eau est partout, tout le temps. Gratuite. J'ai rapidement perdu une partie de mes habitudes nigériennes. On comprend facilement pourquoi le modèle nord-américain d'eau gratuite s'est développé - l'abondance. Mais comme de nombreux modèles et paradigmes ces temps-ci, la gratuité de l'eau est arrivé à bout de course. Contrairement à bien d'autres idées de fond de notre société, celle-ci est facile à changer. La solution est déjà utilisée partout ailleurs sur la planète. Il faut payer l'eau en fonction de la consommation. Ce qui implique des compteurs d'eau et des factures. Une organisation nationale de supervision et de facturation aussi j'imagine.

L'idée ne peut pas être populaire, mais elle doit se mettre en place. Parce que pour l'eau comme pour bien d'autres choses, nous fonçons directement dans un mur.


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Ceci est un texte écrit à l'occasion du Blog Action Day, auquel je participe depuis quelques années. Le texte d'aujourd'hui n'est pas aussi détaillé que je l'aurais voulu. Toutes mes idées ne sont pas sur papier (pixel?). Mais allez savoir pourquoi, c'est ce soir que la PtiteMiss est la plus difficile de toute sa courte vie. Quatre bras suffisent à peine.

Une idée que je voulais intégrer: ici, économiser l'eau, c'est aussi économiser l'électricité. À méditer.


02 septembre 2010

Le pain blanc

Savez les annonces avec les enfants qui n'aiment pas les pains bruns? Je ne les comprends pas. Tous les enfants de la planète aiment le pain. Bon, je ne leur ai pas demandé de façon individuelle, mais disons que je n'ai jamais rencontré d'enfant qui lève le nez sur un morceau de pain.

Si on ne leur donne jamais de pain blanc, si on ne les habitue pas à cet aliment, pourquoi ils en voudraient? C'est tellement insipide du pain blanc tranché. C'est un peu l'antithèse du pain en fait. Le bon pain - c'est une définition personnelle - c'est un pain qui est à son meilleur grillé, avec juste du beurre. Ou avec du beurre et du miel. Le pain qu'on savoure autant sinon plus que ce qu'on met dessus.

Les seuls moments de ma vie où j'ai mangé avec bonheur du pain blanc tranché, c'est parce que j'avais vraiment très faim et qu'il était savamment écrasé dans le fond d'un sac à dos.

Bref, les annonces de pain blanc avec des bonnes affaires de cachées dedans, je trouve ça presque triste. Comme si on homogénéisait les saveurs pour les enfants avant même qu'ils n'aient eu la possibilité de les découvrir.


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Hum... il y a un pain raisins, noix et miel dans mon frigo qui m'appelle.

02 mai 2010

Le sport de salon

Quand je regarde un match de hockey, j'ai beau ne pas être une fan, je comprends très bien ce qui se passe sur la glace. C'est culturel, je sais où est la 'puck', qui fait quoi, pourquoi et je sais pourquoi le gars s'est fait siffler. Je ne connais pas le nom des joueurs, à 2 ou 3 exceptions près, mais c'est pas grave, ça ne change rien à ma compréhension du jeu de toute façon.

Quand je regarde une partie de foot, c'est une autre histoire. Si ça fait un certain temps que je n'ai pas regardé le foot (on parle de soccer ici, en passant, pas de football américain), le premier quart d'heure en est un de confusion totale. Je ne vois que des gars en short avec des bas trois quarts qui se déplacent de façon aléatoire sur un fond vert avec des pubs qui font des drôles d'effets visuels derrière les buts. Mon cerveau finit par s'adapter et par diviser tout le monde dans la bonne équipe, même si ça peut prendre un certain temps à identifier le bon gardien, je n'ai jamais compris pourquoi ils n'ont pas le même uniforme que les autres. Puis à la fin de ce premier quart d'heure, je commence même a comprendre qui fait quoi et pourquoi. Mais une fois sur deux, je ne sais pas pourquoi l'arbitre sort ses cartons ou accorde des coups francs. La définition du hors-jeu me mystifie. Mais je connais le nom de tous les joueurs africains (on se demande pourquoi).

Pourtant, les séries vont sûrement chevaucher le Mondial cette année, et si je dois regarder un match, ce sera celui dont je ne comprends pas la moitié des règles. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que visuellement, c'est plus intéressant. Et puis ils ne se tapent pas dessus.

19 avril 2010

Pourquoi les avions ne volent pas?

Enfin, quelqu'un qui explique en peu de mots, mais très clairs, pourquoi les avions ne peuvent pas voler dans les cendres volcaniques, qui n'ont de cendres que le nom, apparemment. Les explications de Valérie Borde :
L’effet des cendres sur les avions est bien connu et potentiellement dévastateur. La cendre des volcans est faite de particules très fines mais dures, qui ressemblent plus à du sable fin qu’à la cendre d’un feu de bois. Elle peut facilement décaper la peinture des avions. Quand elle entre dans les moteurs, la cendre ramollit au contact de la chaleur et se vitrifie (elle est surtout faite de silice, comme le verre), d’où le risque bien réel d’étouffement des moteurs.
Et voilà, maintenant on sait. Quelqu'un parmi vous qui est cloué au sol par les caprices de Dame Nature?