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15 juillet 2012

Déjà vu

Personne ne se rappelle exactement la dernière fois qu'il a vraiment plu. Ni les gens, ni les arbres, surtout pas les récoltes. Il est bien tombé quelques gouttes, on a même entendu le tonnerre. Mais c'est passé plus loin. Ailleurs. Pas ici.

Il fait une chaleur écrasante. Humide. On ne sait plus comment s'habiller. Tout est de trop, mais bon quand même, ça prend un minimum de décence. On cherche à toujours rester dans le rayon d'action des ventilateurs. La petite fraîcheur qui vient parfois la nuit rentre mal dans les maisons. Les murs, les meubles, les draps, les matelas ont trop accumulé de chaleur. Il n'y a que la pluie qui pourrait venir faire baisser tout ça, mais la pluie ne vient pas.

Au mois de juillet, Montréal et Niamey peuvent se décrire de la même façon.

04 décembre 2011

Le fleuve Niger au coucher du soleil



De la terrasse du Grand Hôtel de Niamey, c’est la vue que l’on a. C’est, à mon humble avis, la plus belle vue de Niamey, mais c’est aussi la bière la plus chère. Par contre, les brochettes valent le détour, surtout pour le piment sec, pas trop piquant, bien salé, avec une petite pointe d’arachide.

28 octobre 2011

Ça vous dit?

Pour un projet que je ne mentionnerai pas, je vais faire des petites capsules "Niger", afin de présenter différents aspects du pays, de la ville, de l'agriculture. Bâties autour de 3 ou 4 photos, je les publierai en circuit fermé tous les dimanches soirs ou les lundis.

Certaines seront sûrement redondantes si vous me suivez depuis longtemps, d'autres seront reprises et adaptées de ce que j'ai déjà écrit sur ce blog. Mais est-ce que ça vous dirait que je publie ces capsules ici, disons le mercredi? Revisiter le Niger avec 3 ans de recul? Je vous promets de ne pas y remettre celles que je tirerai directement du blog.

03 juin 2011

Éliminer la polio



Probablement parce que j'ai côtoyé quotidiennement pendant 3 ans des gens qui en ont souffert, la lutte contre la poliomyélite est quelque chose qui vient me chercher. Cet homme, Bruce Aylward, vous expliquera mieux que moi pourquoi il faut éradiquer la polio. 25 minutes pour comprendre toute la dynamique de cette maladie.

Pourquoi éradiquer la polio? Parce qu'on peut. Et que cette maladie mortelle ou incapacitante fait encore des victimes, alors qu'ici elle n'est qu'un vague souvenir (sauf pour ceux qui souffrent encore des séquelles, bien sûr).

11 janvier 2010

Idéalement

Aujourd'hui, idéalement, je vais prendre deux grosses valises, les mettre dans un taxi, les amener à la gare d'autobus et les envoyer à Trois-Rivières. Mais j'ai besoin de l'adresse de la p'tite avant.

Pourquoi? Je vous raconterai ma fin de semaine quand je trouverai deux minutes entre mes bonnes œuvres et mes activité rémunérées.

11 mai 2009

Je voudrais un gardien

Pas vraiment pour garder ma maison, elle est en sécurité. Mais ce qui me manque des gardiens de Niamey, c'est les courses. Je prendrais un gardien ces jours-ci, surtout au travail, pour les petites courses qui compliquent la vie:

Une bouteille d'antitoussif
Un café
Un sandwich
Des pastilles
Du chewing-gum
Un thé
Une soupe tonki

Les petits trucs qui prennent du temps, qui sont un peu loin, mais qui rendent la vie beaucoup plus agréable. Mais ces boulots-là n'existent plus ici. Je vais m'en passer sans soucis, mais quand même c'est une des choses qui me manquent.

26 février 2009

Cadeau

Mon amie M. - qui lit mon blog ET qui a vu ma cuisine de Niamey - m'a apporté un bébé poubelle orange!

Merci! Je vais mettre le message à jour avec une photo - mais demain.
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Voici donc la chose :

Il y a un couvercle dessus - donc ça a vraiment une tête de bébé poubelle - mais la Chipounette l'a réquisitionné ce matin et je n'ai aucune idée d'où elle l'a laissé. À Niamey, c'était plus comme une grosse tasse, avec une anse, mais celle-ci est quand même parfaite. Et elle est orange!

23 février 2009

Les habitudes

Ceux qui sont venus dans ma cuisine à Niamey, ils ne sont pas nombreux, se rappellent peut-être de ma grosse tasse en plastique orange 'Nigéria façon' qui trainait sur le comptoir. Elle était moche, j'en conviens, mais tellement pratique.

Incassable, d'un bon volume, d'une bonne superficie, elle servait de petite poubelle temporaire quand je cuisinais. Au départ, c'était pour le compost, mais avec le temps et notre faible succès au compostage, elle est juste devenue une petite version de ma poubelle - qui était orange en plastique 'Nigéria façon' elle aussi. Un bébé poubelle. Qui me permettait principalement de ne pas aller vers la version principale 30 fois par séance de cuisine et d'épargner un peu le plancher par le fait même.

Un petit outil simple et efficace et dont j'avais pris l'habitude. J'étais convaincue que je l'avais glissée dans mes bagages, avec les plus petites qui servent de verre à la Chipounette. Mais je ne l'ai jamais retrouvée. Avec mes planchers qui ne pardonnent pas, je cherche à la remplacer à chaque fois que je cuisine, mais le bol à café, s'il a à peu près le même volume, ne me satisfait pas, car il est aussi potentiellement cassable.

Je m'ennuie de mon bébé poubelle. Snif.

05 février 2009

Arachides et p'tits cailloux

À Niamey, j'avais toujours une bouteille d'arachides ou de petits cailloux sur mon bureau. Conservées dans des bouteilles d'alcool d'un litre recyclées, mes petites grignotines me permettaient de passer la journée sans baisses de sucre - et donc sans baisses d'humeur. Parce que depuis ma grossesse, quand j'ai faim, je suis méchante.

Ici, cette formule n'existe pas. Les petits cailloux - des biscuits-façon à l'aneth - n'existent pas et les recettes d'arachides ne sont pas les mêmes. Et, surtout, ça ne vient pas dans ces bouteilles qui pouvaient être assez décoratives à leur façon.

Je m'ennuie de mes collations nigériennes.

21 janvier 2009

Page blanche

C'est plus difficile d'écrire sur mon quotidien montréalais que ce l'était de le faire sur mon quotidien nigérien. À Niamey, il y avait beaucoup plus de différence entre mon quotidien et celui de la plupart de mes lecteurs.

Je ne vais pas parler de la température - ou si peu - alors que de l'Afrique, ça pouvait facilement devenir exotique.

Je ne peux pas trop parler de mes mésaventures, elles sont beaucoup moins nombreuses et généralement moins rocambolesques. Et puis je ne suis pas la seule à avoir attendu la 80 pendant 25 minutes pendant une tempête de neige à côté d'une vieille en talons hauts, on était au moins une trentaine juste à mon arrêt et il y en avait probablement un autre dans le lot qui blogue.

Je n'ai pas du tout perdu l'envie d'écrire, mais j'ai beaucoup plus de mal à trouver des sujets intéressants. Je ne peux plus écrire 5 messages en attendant un rendez-vous qui se fait attendre. Les rendez-vous ne se font pas attendre et je n'ai pas l'impression d'avoir à documenter quelque chose, à expliquer, illustrer, enjoliver mon quotidien pour que d'autres puissent s'en faire une idée.

Je ne vais pas arrêter d'écrire, mais ça me demande beaucoup plus d'efforts pour le faire - ou pour le faire d'une façon que je considère intéressante, à tout le moins. C'est aussi ça rentrer chez soi.

05 novembre 2008

Le venti

Le son d'un venti qui grince. Qui a chaque rotation sur lui-même émet un petit frottement mécanique. Un son qui dit que l'air est chaud et difficile à brasser. Que le moindre mouvement d’air assure la santé mentale des occupants, mais que la mécanique ne peut plus suivre.

Le son d’un venti qui grince dans une pièce silencieuse, un peu poussiéreuse, sous la lumière d’un néon*.

C’est le son le plus glauque que je connaisse.





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* Il pourrait clignoter, mais contrairement au venti, qui est essentiel, le néon qui clignote est rapidement éteint.

28 octobre 2008

Photos


Plusieurs photos du Niger sur Flickr. Elles ont été prises au village de TomboPeulh, dans la région de Boboye, lors d'une mission de terrain un peu étrange. Ma dernière, mais disons pas la meilleure.
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Ce ne sont pas tout à fait les dernières photos du Niger, il m'en reste quelques unes à préparer et envoyer. Mais ça s'achève tout doucement. Je n'ai pas encore vraiment sorti mon appareil ici. La pluie? L'habitude du paysage? La course perpétuelle? Toutes ces réponses? Ça viendra.
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J'ai encore des sujets africains à aborder, ça viendra. Il y a beaucoup de choses à gérer et j'ai tendance à écrire sur l'immédiat.
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J'ai des problèmes de mise en pages, d'où les petites lignes pour aérer un peu le texte.

27 octobre 2008

Ce n'est pas parce que c'est joli que c'est bien

Deux jolies fleurs dangereuses. Le striga qui s'attaque au mil et la jacinthe d'eau qui s'attaque aux cours d'eau.
Une fois que le striga est entré dans un champ de mil, il n'y a plus rien à faire. Cette plante parasite ruine les cultures et produits des milliers de graines microscopiques par an. Seule une alternance des cultures peut peut-être sauver un champ. Mais idéalement, il faut faire cette alternance avant son apparition, ce que les agriculteurs nigériens ne font pas, ou si peu.


La jacinthe d'eau a envahit le monde parce que ces jolies fleurs asiatiques paraissaient bien dans les bassins d'eau des jardins des colonisateurs.

Elle est tellement efficace et si peu comestible qu'elle envahit tous les plans d'eau de cette planète, consommant tout l'oxygène disponible et tuant toute vie aquatique. La seule chose qu'on peut vraiment faire avec, c'est du compost, pas seule, pas le meilleur. On peut la brûler aussi, mais il faut la transformer avant, disons qu'elle contient surtout de l'eau.


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Si je blogue sur les fleurs, c'est bien sûr parce que j'ai autre chose à faire, de plus difficile et de plus important.

13 octobre 2008

Dernière semaine au Niger

Dans 7 jours je serai à Montréal. J’aurai fini mes bagages, le fret aérien, le ménage de la maison, les tris, les ventes, les dons, les au revoirs, les ménages de la paperasse. Je serai embarquée avec ma Chipounette dans un avion, en laissant son papa sur le tarmac. A cette heure-ci, je serai probablement dans un hôtel au milieu de nulle part à deux pas de l’aéroport de Casablanca, à essayer de faire évacuer le plus d’énergie possible de ma puce de deux ans et demi et des poussières.

Vous m’excuserez donc de ne pas être très assidue dans les prochains jours. Je vais publier un billet sur la pauvreté dans le cadre du Blog Action Day le 15 octobre (mercredi, mon dernier jour de boulot…). Puis, je crois qu’on se retrouvera quand j’aurai atterri de l’autre côté de ce capharnaüm. Il y a même un tas d’emplois auxquels je n’aurai pas le temps d’appliquer, faute de temps.

Je vous demande la permission de continuer à publier sur des sujets nigériens pendant quelques temps. J’ai quelques billets en banque que je n’ai pas eu le temps de saisir et qui dorment dans mes cahiers. Je vous parlerai aussi de ma réinstallation au bercail. Et quand j’aurai épuisé tout cela, je verrai bien ce que deviendra ce blog. Je ne sais pas encore. Mais je crois bien qu’il survivra à mon retour, parce qu’écrire est un besoin et que cela n’a pas de lien direct avec ma localisation géographique.

A bientôt !

Sara au Niger qui devra se trouver un autre surnom sous peu

07 octobre 2008

Le lait et la pluie

Nous achetons toujours notre lait à un jeune qui vient de la brousse sur son vélo pour faire ses livraisons. Il est assez imprévisible, ne venant jamais au même jour et n'amenant jamais les mêmes quantités. Mais son lait, une fois convenablement bouilli, est tellement meilleur que le lait UHT en provenance de la France, qu'on accepte sans ciller ses livraisons erratiques. On réussit quand même à avoir en moyenne 3 à 4 litres de lait frais par semaine. On en perd parfois, surtout quand on tarde à le faire bouillir, mais à 400 francs le litre, on est loin du drame.

Ce lait que je fais bouillir confirme lui aussi que nous avons une bonne saison des pluies. Pendant la saison sèche, le lait est clair, presque bleuté. Depuis quelques mois, il est bien gras. La couche de crème qui se forme dans la marmite, puis dans les bouteilles, nous parle de pâturages bien verts, de belles vaches grasses avec une bosse bien dodue entre les omoplates.

06 octobre 2008

Palu

Trois ans et demi en milieu tropical. Rien.

Il fallait bien que j'attrape un palu deux semaines avant de partir. Remarquez, mieux vaut ici à Niamey qu'une fois rentrée à Montréal, où les médecins paniquent à la seule mention du mot "malaria".

Je me suis soignée vite parce que, vraiment, je n'ai pas le temps d'être malade.

Ceci dit c'est très étrange le palu (c'est un petit palu, à preuve, j’ai pu vous ecrire tout cela avant d’aller m’effondrer adans mon lit). Je sais que c'est différent pour chacun, mais dans mon humble cas, ça donne des douleurs très diffuses dans les veines et une intolérance aux contacts. Des étourdissements et la nausée.

Je ne sais pas si c’est à cause du palu ou des médicaments que j’ai pris pour l’abattre – ils contiennent quand même des dérivés de quinine – mais j’ai eu du mal à m’endormir et fait des rêves pour le moins étranges quand j’y arrivais.

J’ai eu la chance de faire un « petit » palu pour deux raisons, dues exclusivement à la vigilance de mon chéri. Il a d’abord voulu que je reprenne des prophylactiques au moment même où les plasmodiums envahissaient mon sang. Il ne voulait pas que je tombe malade à un moment aussi inopportun. Puis, en me voyant le corps chaud et l’énergie à zéro deux soirs de suite, il m’a demandé ce que j’attendais pour aller faire une goutte épaisse.

Je n’ai donc pas eu à vivre toutes les horreurs décrites par Ryszard Kapuscinski, même si j’ai pu voir en quoi mon état pouvait y mener, en l’absence de traitement. J’ai aussi compris pourquoi ceux qui en ont l’habitude le sentent venir. Ca ne ressemble en rien à une grippe, ne serait-ce que parce que le système respiratoire est bien le seul qui reste entièrement fonctionnel.

23 septembre 2008

De la fièvre

Au Québec, les enfants font de la fièvre. Les adultes beaucoup moins. Enfin, tu ne t'inquiètes pas de savoir si ton interlocuteur fait de la fièvre à chaque fois qu'il a les mains chaudes. Ou le corps chaud, comme le dit si joliment l'expression locale.

Ici, c'est une autre paire de manche. Tout un chacun est susceptible de faire un palu, donc de la fièvre. Si quelqu'un a les mains particulièrement chaudes, on demande tout de suite un "t'es sûre que ça va?" un peu inquiet.

Bon, le fait que tout le monde se préoccupe toujours de la santé de tout le monde et sa famille, ça doit faire une différence aussi, j'imagine. J'ai l'impression que je vais devoir perdre/reprendre ceraines habitudes en rentrant, mais je ne sais pas nécessairement lesquelles.

16 septembre 2008

Mes vieux

Au Château 1, toutes les semaines, je croise ces trois hommes avec qui j'ai toujours une petite jasette. Au début, c'était strictement commercial. Mais maintenant, je m'arrête souvent juste pour les saluer. Je sais que ces trois vieux vont me manquer à mon retour. C'est la petite place que je me suis faite ici, la vie de quartier, le voisinage. Je ne sais pas comment cela se fera au retour, il me semble parfois que les gens ici sont plus chaleureux, plus patients ou ont peut-être plus de temps pour les gens qui viennent juste dire bonjour.


Il a Mansour, qui sait exactement ce que je lis et qui arrive toujours à me vendre une revue, même si c'est à crédit:

Ada, qui a eu la polio et qui vend de l'artisanat, sans jamais me mettre de pression. Vous verrez plus bas qu'il adore la Chipounette:

Et Adam (en prononçant bien le M), le bijoutier touareg qui a une théorie sur tout et qui considère que les métisses sont des êtres à part:

Faire des scéances de photos avec la Chipounette permet de faire sortir les gens de leur image. En intéragissant avec elle, ils oublient la caméra et deviennent beaucoup plus naturels. Adam et Ada s'y sont faire prendre:

29 août 2008

Le problème avec la brousse...

... c'est la voiture.

On part en brousse pour travailler. On embarque dans la voiture et on roule une heure (ou plus) avant de se rendre. Puis toute la journée on refait des petites escapades dans la voiture pour changer de village et aller rencontrer d'autres femmes et leur poser d'autres questions.

Le problème c'est que dès qu'on me met dans une voiture, soit j'ai la nausée, soit je m'endors. Dans un cas comme dans l'autre, quand je sors du véhicule, j'ai la tête en vrac et les idées brumeuses. Je finis par me réveiller et par être fonctionnelle. Au moment où j'atteins ma vitesse de croisière, on me remet dans le véhicule et tout est à refaire.

Et quand je rentre chez moi j'ai droit à un : Quand tu rentres de brousse, tu as vraiment trop l'air de quelqu'un qui rentre de brousse. Commentaire sur lequel je réfléchis encore.

Le pire c'est qu'hier, le chauffeur ne posait même pas le thé. Misère.




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P.S.: Je passe toute la semaine prochaine à Cotonou pour le boulot. Je ne peux donc pas promettre d'être aussi régulière qu'à l'habitude.

26 août 2008

C'est bien, mais...

La pluie, c'est bien. Mais tous les jours, ça complique certaines tâches ménagères. Comme la lessive, qui est vraiment due, mais qui ne pourra pas être faite aujourd'hui non plus.

Oh well, on va passer au travers nos gardes-robes. Le problème, c'est que Titi va avoir vraiment du boulot quand le soleil va se pointer.