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10 février 2016

10 ans!

Une photo publiée par Sara (@sarabcmtl) le



J'ai du mal à y croire! 10 ans, c'est vraiment autre chose. Encore une enfant, mais plus vraiment. Pas une ado, mais pas loin. C'est un âge où elle écoute encore vraiment ce qu'on a à lui dire - c'est donc aussi un âge de conversations difficiles. Ces conversations un peu malaisantes où on aborde des sujets qu'on préférerait ignorer, dont on aimerait la protéger. Mais la meilleure façon de la protéger est justement de lui en parler. Pas toujours facile de savoir où s'arrêter.

Elle est toujours la même, mais toujours un peu plus elle-même on dirait. Toujours autant de questions, mais des questions de plus en plus difficiles. Toujours aussi amicale avec tous, mais plus critique aussi. Aussi lectrice, mais des livres de plus en plus gros, de plus en plus complexes. Aussi curieuse, mais pas aussi facilement satisfaite des réponses qu'on lui donne. Aussi prompte à réagir et à se fâcher, mais de plus en plus capable de contrôler ses réactions.

Hey hey hey hey MissA!? T'as dix ans!

23 décembre 2015

Noms de magasin

MissA nomme des entreprises, je trouve qu'elle a un certain talent dans le domaine.

Son dépanneur s'appelle le Frigo. Excellent nom de dépanneur je trouve.

Son auberge de trois étages en Lego s'appelle l'Aubergine. Elle ne connaissait pas le mot "inn", mais elle a trouvé ça très cool d'avoir pensé à ça sans le savoir. L'Aberg-Inn c'est encore mieux!

J'attends encore mon nom de magasin de jouets, elle a manqué d'originalité de ce côté là.

03 septembre 2015

Le dernier mois des vacances

1000 messages sur ce blog. Dans les dernières années ça n'a pas été d'une extraordinaire diversité, mais j'ai profité de cet accomplissement pour aller relire une partie de mes archives. Memoooriiiiesss!

Pour ceux qui viennent encore voir par ici si j'y suis, et qui se demandent ce que je deviens au-delà des dizaines de livres que je dévore, quelques nouvelles en vrac:

  • MissA est en 4ième année, la rentrée sous forme de coupures budgétaires a été houleuse, mais les choses se replacent tranquillement, dans un nouveau contexte. 
  • MissM est à la maternelle, la transition a été inquiète, mais rapide. 
  • Mon Chéri a terminé ses études depuis plus d'un an et a un boulot exactement dans sa branche.
  • C'est à mon tour de recommencer les études, j'ai commencé cette semaine un certificat en traduction. Je me suis choisi un métier, enfin. 
  • J'ai un boulot, ou enfin plusieurs petits boulots qui font un salaire. 
Je n'ai pas d'objectif précis pour le blog. La suite nous le dira. Voici quand même ma liste de lecture pour le mois d'août. 


Livres

Avant le gel - Henning Menkell, avec la fille de Wallender.
Atlas des préjugés 2 - Yanko Tsvekov, qui finit malheureusement en faisant exactement ce qu'il dénonce.
Volkswagen Blues - Jacques Poulin, je ne l'avais jamais lu. Un "road trip" sur la piste de l'Orégon, de Gaspé à San Francisco, parsemé d'histoire autochtone et de musique américaine et française.


BD

Alma - Claire Braud, décousu.
André le Géant, la vie du Géant Ferré - Box Brown, un personnage particulier
La pause, petit panorama de littérature contemporaine - Jean-Baptiste Gendarme et Alban Perinet, une BD pour avoir envie de lire encore plus.
Coffee Time - Tetsuya Toyoda, à lire avec un café.
Histoires à emporter - José Parrondo, court, touchant.
L'art de voler - Antonio Altarriba et Kim, biographie romancée d'un espagnol de 1910 à 2001, instructif.
Wizzwig, portrait de hacker en série - Ed Piskor, intéressant.
Paul a un travail d'été - Michel Rabagliati, je suis dans la relecture.
Pyongyang - Guy Delisle, relectures donc.

10 octobre 2014

À propos des lunchs

En septembre, les articles sur les lunchs se multiplient soudainement. Pas de surprise ici, et comme toute maman digne de ce nom j’en lis quelques-uns. On y trouve des idées de repas froids ou chauds, des façons de se simplifier l’empaquetage des dits lunchs, de les rendre attrayants pour les enfants et moins pénibles pour les parents. 

Mais nulle part je n’ai rencontré ma stratégie pour les lunchs, alors je vais vous en faire part. Je n'ai sûrement pas l’exclusivité, par contre. Ça se résume en un seul mot : déléguez! Ou responsabilisez, selon l’angle d’observation. La veille de la première rentrée scolaire de MissA, j’ai sorti la boîte à lunch toute neuve, je l’ai ouverte, et je me suis fait la réflexion que c’était le premier d’une interminable série. Je ne débordais pas d’enthousiasme à la perspective.

Et c’est là que l’ampoule s’est allumée au-dessus de ma tête. J’ai appelé MissA, je lui expliqué qu’un lunch, ça prenait un fruit, une collation, un yogourt, un jus et un repas principal – plus les ustensiles pour réussir à manger tout ça sans trop de dégâts. Je m’occupais de lui fournir le repas principal (la plupart du temps des restes du souper précédent, parfois des sandwichs, rarement des plats congelés), elle s’occupait du reste.

Évidemment, pour toute la durée de la maternelle et la première moitié de la première année, j’ai vérifié le contenu de la boîte à lunch avant de l’envoyer à l’école. À la rentrée scolaire, il y a toujours des réajustements à faire sur les quantités – MissA a tendance à remplir sa boîte pour 3 jours, chaque matin. C’est toujours moi qui décide ce que sera le plat principal. Mais en dehors de ça, le contenu de la boîte à lunch ne me regarde pas. MissA doit m’avertir elle-même quand elle va manquer de jus ou de collations.

J’ai déjà commencé à déléguer aussi à MissM, qui veut amener une collation à la garderie le matin.
Les lunchs? C’est vraiment pas si pire sérieux.

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Entre l'écriture et la publication de ce billet, j'ai eu quelques discussions sur les lunchs, dont une importante avec mon amie J. À l'école de MissA, en dehors des noix, il n'y a aucune restriction particulière sur ce que peut contenir un lunch, sinon des bonbons. Ce qui n'est pas une véritable contrainte. À l'école de MrL, les contraintes sont suffisantes pour rendre les parents psychotiques. J'en ai été renversée. Les lunchs, ce n'est vraiment pas si pire, mais dans mon contexte personnel, qui est finalement assez particulier. 

06 octobre 2014

Inventivité par détournement

MissA, huit ans, pense en dehors de la boîte. Peut-être parce qu’elle ne connaît pas encore les limites de la boîte, peut-être parce qu’elle est particulièrement bonne pour associer différentes informations. Je vous donne deux exemples où elle m’a vraiment surprise cet été.

Est-ce qu’on recevait quelqu’un? Est-ce que je voulais juste prendre une bière? Toujours est-il que je n’arrivais pas à ouvrir une bière et que je ne pouvais pas déléguer. MissA, qui me regardait probablement grogner : ‘Maman, tu as juste à prendre le casse-noix, regarde ça a les mêmes p’tites dents.’ Et j’ai pu ouvrir ma bière, impressionnée par sa façon de détourner efficacement un outil.

Plus tard dans l’été, en camping, je nettoyais un couteau avec un bout de concombre -  ça enlève vraiment bien le fromage sur les couteaux et j’ai été questionnée à ce sujet en long et en travers par les deux padawans de la famille. Quelques jours plus tard, toujours en campign, mais après avoir oublié les brosses à dents chez ma mère, MissA me suggère de manger des concombres pour se nettoyer un peu les dents au moins avant de se coucher. Ce qu’on a fait. C’est loin d’être parfait, mais c’est mieux que rien du tout.

Est-ce que je peux encourager ça, cette qualité d’innovation chez elle? Comment? C’est vraiment un atout dans la vie, non?

23 mars 2014

Lettre à ma fille de 8 ans

Je suis affreusement en retard, parce que depuis deux mois maintenant, ma MissA à moi, mon bébé, ma petite fille, la ptite boulette qui était couchée au fond de son panier en osier et qui m'a fait réaliser toute l'ampleur du bouleversement qui s'en venait, celle-là même qui a fait de moi une maman, a huit ans. Huit ans!?!! Pour vrai? 

Huit ans ma jeune padawan. Tu lis de façon compulsive, tu parles tout autant et tu poses des questions sans arrêt, parfois 5 fois la même, à croire que tu vérifies encore si mes réponses sont toujours les mêmes. Tu m'arrives déjà à l'épaule, tes bottes me font presque et il m'arrive déjà de mélanger certains de nos t-shirts. 

Nous avons toutes les deux une relation parfois conflictuelle, probablement parce que j'ai souvent l'impression d'essayer me m'élever moi-même et que ma patience pour certains de tes défauts qui sont aussi les miens est forcément limitée. Mais ce n’est pas que ça, loin de là. Tu es une fille brillante avec qui j’adore discuter. Je ne sais pas si tu me confies tout ce qui te passe par la tête, mais je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de filtrage encore. Et j’en profite, tu grandiras bien assez vite.

Tu as tendance à voir le côté dramatique des choses et ton père et moi travaillons pour te faire voir la chance qu’on a d’être là où on est.

Nous en sommes à la fin du 4ième livre de la série Harry Potter, et te faire la lecture le soir reste un des moments préférés de ma journée. Tu commences à me reprendre quand je saute certaines phrases ou que je me trompe dans les personnages – tu lis par-dessus mon épaule. Tu n’as plus besoin de moi pour déchiffrer le texte, mais nous avons encore toutes les deux besoin de ce petit moment tranquille à la fin de la journée pour remettre les pendules à l’heure et se quitter doucement pour la nuit. Étrangement, pour bien des parents, un autre de mes moments préférés de la journée, c’est celui des devoirs. M’asseoir devant toi pendant que tu trimes sur tes exercices, t’expliquer les écueils et surtout voir la facilité avec laquelle tu passes au travers ta deuxième année, c’est toujours agréable. Ta capacité à rester concentrée malgré le babillage de ta sœur est toujours impressionnante. 

Toujours aussi lève tôt, tu as enfin saisi cette année que ce n’est pas nécessaire de venir me voir toutes les 5 minutes quand moi je traîne au lit. Tu sors du lit de bonne humeur et fonctionnelle et ça facilite vraiment nos matins.

Tu aimes toujours autant le dessin, et dessiner est une de tes principales activités. Tu commences à avoir une vie qui t’est propre, je ne suis plus en contrôle de l’ensemble de ta journée. Tu es autonome, responsable.

Tu es encore et toujours une grande sœur hors pair. Ton ton de voix avec ta sœur ressemble parfois trop au mien, mais ce n’est pas là le cœur de ta relation avec MissM. Tu bâtis avec elle des mondes merveilleux et tu adaptes toujours la situation à ses capacités. Vos histoires sont d’ailleurs de plus en plus tarabiscotées, parce qu’elle grandit, elle aussi. Tu lui lis tous les soirs une histoire et pour elle c’est un grand moment de sa journée. À preuve le drame quand tu n’as pas de livre ou les rares fois où tu n’as pas envie de lui faire la lecture.

Tu m’impressionnes tous les jours, ma chérie coco, et je ne te le dis pas assez souvent. Je t’aime.

06 décembre 2013

Le meilleur souvenir

Dans une traditionnelle partie de je te mange le nombril et les joues, MissA est vraiment rentrée dans le jeu et a fini par lancer, de tout son cœur:

- Non! Mange pas mon nombril! C'est le meilleur souvenir que j'ai de ma maman!

25 juillet 2013

Les zucchinis

J'ai deux histoires de zucchinis pour vous aujourd'hui. La première est plus ancienne. Si ça se trouve, je l'ai déjà racontée sur ce blog, mais j'ai un peu la flemme de chercher ce soir. Déjà, j'écris, c'est une nette amélioration!

Alors MissA, 4 ans? 5 ans? et Mamaman (je n'y étais pas). Mamaman fait découvrir les zucchinis crus dans la trempette à MissA, qui trouve ça franchement bon.

- Grand-Maman, je veux encore un nucchini.
- Un quoi?
- Un nucchini.
- On dit un zucchuni ma chérie.
- Ah bon?

La MissA croyait qu'il y avait une liaison à faire. Preuve par l'exemple que l'apprentissage de la lecture et de l’écriture passe aussi par la parole.

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Autre enfant, autre zucchini. Ce soir, on mangeait, entre autres, des zucchinis sur le BBQ - un franc succès pour les trois quarts de la famille. Mais MissM est dans une période où la nouveauté n'est pas exactement sa tasse de thé. On constate des améliorations, mais c'est pas encore ça.

- MissM, mange.
- Non, mais c'est pas bon.
- C'est malhonnête ton truc, tu n'y as même pas goûté.
- Mais non, mais Maman, ça bouze troooooop!

Alors, qu'on se le dise, le zucchini, même grillé sur le BQQ, n'est pas assez immobile pour la MissM.


03 mai 2013

Et en avril?

Je rajoute ce mois-ci certains livres que j'ai lus avec MissA. Ceux qui nous prennent plusieurs jours à lire. MissA n'a plus vraiment besoin qu'on lui lise une histoire le soir. Souvent je l’interromps dans sa lecture pour lui lire son histoire. C'est un peu un non sens, mais ça me permet de garder cette tradition encore quelques temps et de lire avec elle des histoires beaucoup plus complexes dont je profite moi aussi. C'est vraiment un plaisir pour moi de lire l'histoire le soir quand la phase des répétitions interminables achève. Avec MissM on commence aussi à explorer une certaine complexité, on sort des livres de carton. Mais pas encore pour mettre ici tous les livres qu'on feuillette ensemble.

Livres

Les effacés, opération 1 - Bertrand Puard
Les effacés, opération 2 - Bertrand Puard
L'invention d'Hugo Cabret - Brian Selznick, avec MissA
La fin des punks à Helsinki - Jaroslav Rudis
Les débutantes - J. Courthey Sullivan
Les Chroniques de Spiderwick 1 et 2 - Tony Di Terlizzi et Holly Black, avec MissA


BD

La tendresse du crocodile et l'ivresse du poulpe - Fred Bernard. Un délice.
Le silence de nos amis - Nate POwell, Mark Long et Jim Demonakos

Abandon

Konoshiko - une BD par Luc Giard et Jean-Marie Apostolidès
Il y a eu d'autres bandes dessinées abandonnées, mais celle-là a été plus longue à laisser. 

03 avril 2013

Tattly sur les filles

11/52 Tattly sur les filles

Une photo qui se qualifie à la fois pour la photo des filles et celle de l'objet. Je sais, je suis super en retard. Mais on va y arriver.

Vous ne connaissez pas Tattly? Vous aimez les tatoos temporaires? Ou pas remarquez. Allez de ce pas sur Tattly.com - c'est de SwissMiss, une fois de plus. Elle s'est associée à de nombreux designers pour faire des tatoos temporaires qui ont de la classe, de l'humour, de goût. On aime ça ici, même que je vais devoir refaire mon stock sous peu.


06 février 2013

Ze vais te manzer

par Jean-Marc Derouen et Laure du Faÿ



L'histoire sympa d'un petit loup naïf qui a un cheveu sur la langue et qui se fait arnaquer par les petits lapins. MissA a tellement aimé, elle a du le lire 20 fois, dont 10 à sa soeur qui en redemandait. C'est le zozotement du loup qui rend l'histoire tellement charmante. 

30 janvier 2013

L'âge de raison

On dit que 7 ans c'est l'âge de raison. Je voyais bien depuis un certain temps que MissA posait de plus en plus de question sur le monde extérieur, qu'elle écoutait les nouvelles dans la voiture, que certaines choses la préoccupaient. Je savais que le moment où tout se met en place approchait. Je ne pensais pas que ce serait ce soir, je ne pensais pas que ce serait en lisant pour la 15ième fois l'introduction de ce petit livre (qui était à moi, enfant).

C'est vrai que ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas lu. C'est vrai que René Dumont  n'a jamais été reconnu comme un jovialiste. C'est vrai que le texte est dur sur la nature humaine. C'est vrai que j'avais oublié le contenu de l'introduction. 

Mais ce soir, MissA a eu conscience du Monde. De sa petitesse face aux problèmes de la planète. De son absence absolue de contrôle sur le fonctionnement du monde. De la partie sombre de la nature humaine. 

Ce soir, MissA a fait sa révolution copernicienne. Ce soir, mon bébé a connu l'angoisse du vide. L'absurde. 

Je pousse un peu fort? Oui et non. Elle restera encore longtemps une petite fille et elle est loin de ses cours de philosophie, mais on ne revient pas derrière ce voile. Elle veut déjà oublier ce qu'elle vient de comprendre, mais c'est impossible. Elle grandit et ce n'est pas toujours facile. Elle ne va pas y penser constamment, peut-être même pas souvent, mais ça fera forcément partie de son interprétation des événements. Elle s'est endormie avec tous ses toutous, j'espère qu'ils la protégeront encore longtemps.

Est-ce que je projette ma propre expérience sur ma Chérie Coco? Forcément. Mais je suis quand même convaincue que ce soir, MissA a compris quelque chose de majeur. Et que ce sera notre rôle, à mon Chéri et à moi, de lui faire comprendre qu'on peut changer les choses, à notre échelle, et que le bien, aussi cucul que cela puisse paraître, est lui aussi plus grand qu'elle. Et surtout, surtout, ne pas la laisser angoisser seule sur sa nouvelle position dans l'univers.

27 janvier 2013

7 ans ou La révolution copernicienne

Enfin, un début de révolution copernicienne. Le monde ne tourne plus tout à fait autour de toi, MissA, et tu commences à bien évaluer les situations au-delà de ton propre point de vue. Tes réflexions sur le monde sont de plus en plus pertinentes, et même si comme tout enfant de ton âge tu t'écoutes dangereusement parler, tu me surprends souvent par la justesse et la portée de tes réflexions.

Cette année a définitivement été l'année de la lecture. Tu n'es pas encore tout à fait fluide, mais chaque jour tu vas plus loin, plus vite, plus grand. Tu commences à avoir tes propres lectures, en dehors des devoirs et des histoires du soir. Sans être la meilleure de ta classe, tu n'a aucun mal avec les exigences des devoirs à la maison et je trouve parfois que ceux-ci pourraient être plus poussés. Mais tu ne le sais pas et il n'est pas question de manquer une journée de devoirs "parce que c'est facile". Tu as eu des problèmes d'attitude négative - ton talent pour les drames est intact - mais ta prof a vu neiger et elle a su travailler ça avec toi de façon assez efficace.

Tu te laisses influencer par tes amis, mais tu apprends à gérer les relations. Vu combien tu as d'amis et comment les enfants de ta classe et du service de garde sont contents de te voir, tu n'a pas trop de difficultés à naviguer au travers les petits conflits et les influences pas toujours positives de tes compères.

Tu as abandonné presque totalement les princesses pour adorer Fifi Brindacier et transformé tout le rose de ta vie en rouge. Tu m'en vois bien aise, il faut dire que j'ai travaillé fort! J. est définitivement ton ami de tous les jours, mais à l'école c'est de M. et S. dont on entend toujours parler, ainsi que de fascinante F., venue d'Allemagne pour un an. Tu fais du karaté et de la natation, et je dois dire que c'est très agréable de voir que tu en profites bien et que tu apprends à grande vitesse. Et tu es assez responsable pour que je te laisse partir seule à l'école certains matins. Ces matins où tout va plus lentement que prévu et que je sais le brigadier au coin de Fullum.

Quant à ton rôle de grande soeur, tu le prends parfois un peu trop à coeur. Tu diriges beaucoup MissM, mais si vos conflits sont plus houleux qu'ils ne l'étaient c'est aussi parce qu'elle grandit et qu'elle ne se laisse plus faire autant. Tu es toujours une grande soeur exemplaire. L'idole et la méchante, la protectrice et la deuxième maman, tu décrocherais la lune pour ta petite soeur, mais l'enverrais aussi au bout du monde dans une boîte de carton pour dessiner tranquille - parce que tu dessines toujours autant.

Bonne fête, ma chérie coco, ma bébinette, ma grande fille.

13 janvier 2013

La chicha

2/52 Chicha

Je n'ai plus la partie qui en faisait pipe à eau, je ne sais pas d'ailleurs si je m'en suis déjà servie. Mais j'ai gardé le vase, qui ne ressemblait pas du tout aux chichas que la plupart des touristes achetaient. Je l'avais négocié en utilisant les chiffres arabes avec un vendeur qui ne parlait aucune langue que je connais, dans la partie moins touristique du souk au Caire. J'étais pas mal fière de moi. Et je le trouve toujours aussi beau, ce que je ne saurais dire des chichas touristiques dont je me rappelle.

Le deuxième objet de l'année vient donc lui aussi de loin.

Pour le 52 photos de filles, voici les deux premières semaines:

1/52 Discussion2/52 La grenouille à grande bouche

08 janvier 2013

De style et de choix

MissA, ça fait longtemps que je n'ai plus vraiment droit de regard sur sa tenue. Quand je m'y essaie - quand ses agencements de couleurs font mal aux yeux par exemple - c'est toujours à mes risques et périls. Je mets certaines limites, comme de porter une jupe avec des leggings quand on sort de la maison, mais sinon, ce ne sont pas de mes affaires. C'est bien comme ça aussi. La seule chose que je ne comprends pas vraiment c'est pourquoi cette enfant ne met jamais de jeans.

Pour MissM, j'ai encore un certain contrôle, mais il est de plus en plus limité. Enfin, ça dépend des matins. Elle a souvent son opinion bien à elle sur ce qu'elle va porter dans la journée. Et dans son cas à elle, le sens de l'esthétique est encore à développer complètement. Mais on choisit ses combats, et qu'elle soit jolie et bien coordonnée ne vaut pas la crise de bacon qui s'en suit, la plupart du temps.

Quand la MissA s'habille, surtout si c'est un nouveau morceau de linge, sa première question est de savoir d'où ça vient. Il y a des sources qu'elle aime plus que d'autres. Quand ça vient de C., par exemple, là c'est gagnant - pourtant elle n'a jamais rencontré la C. en question, mais MissA semble trouver qu'elle a un style qui lui plaît. De L. aussi elle aime bien. Ou de D. Elle n'est pas difficile remarquez, elle met tout ce que j'ai trié pour elle. Oui trié. Parce que je constatais en pliant les vêtements cette semaine que ça doit bien faire deux ans que je n'ai pas acheté de vêtements à mes filles. À part les bobettes, les chaussettes et quelques leggings oui-mais-maman-c'était-mes-préférés-ben-c'est-pour-ça-qu'ils-sont-percés-ma-fille.

Mamaman achète quelques vêtements - entre autres les tenues de Noël, mais surtout les habits de neige - et j'en reçois régulièrement de tante, de voisines, de collègues, de cousines. Une seule chose m'inquiète, ma fille à moi que j'aime grandit pas mal plus vite que toutes ces voisines, cousines et copines. Je sens que je dois profiter de la manne parce que dès l'an prochain, ce pourrait être trop tard pour certaines de ces sources...

12 décembre 2012

Musée et croquis


Lors de la dernière journée pédagogique, je suis allée au Musée des Beaux-Arts de Montréal avec MissA. Ça fait un certain temps que je voulais le faire avec elle, mais quand j'ai appris que la petite danseuse de Degas était à Montréal, j'ai su que je ne pouvais pas manquer ça. Elle m'avait marquée petite, il fallait que ma fille la voit aussi - du moins celle en âge de s'en rappeler.

Munies de cahiers à croquis, nous sommes allées passer la journée au musée. La file pour les billets, l'exposition, le restaurant élégant, retour à l'exposition, une vraie journée musée. Nous avons dessiné devant 3 tableaux et, bien sûr, devant la petite danseuse. MissA a appris le concept de dessin d'observation et constaté que de dessiner en deux dimensions un objet qui en a trois n'est pas de tout repos. Elle a travaillé très fort et appris vraiment beaucoup de chose. Moi? J'ai constaté que je peux apprendre certaines choses à ma fille sur l'art, donc que je ne suis pas si inculte, et que vraiment, si je pouvais traîner un crayon plomb, ça irait mieux pour le croquis.



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30/55. Aller au musée - à refaire!

09 décembre 2012

Ptite Miss et la Mamoizelle.

Ce n'est pas naturel pour de les appeler comme ça, je dois toujours me réviser quand j'écris. Probablement parce que ça ne décrit pas vraiment leurs personnalités. La Mamoizelle, aussi charmant cela soit-il, n'est plus vraiment une Mamoizelle. Elle grandit tellement vite, laisse derrière elle déjà les princesses et a des raisonnements qui surprennent de maturité. Et la PtiteMiss n'a jamais vraiment été une PtiteMiss. Elle est passée de bébédou à ... à je ne sais pas trop en fait. Plein de choses, mais elle n'est pas précieuse, ce à quoi me fait trop penser PtiteMiss. Alors, je crois que je vais abandonner ces surnoms dans mes textes, même si mes libellés resteront les mêmes. Je ne dérogerai quand même pas trop de la règle, promis.

Alors, la Mamoizelle, en fait c'est MissA.

Et la PtiteMiss? C'est MissM.

Miss, ce sont des filles, quand même, et je les appelle comme ça souvent, surtout quand elles sont sur le point de faire des bêtises. Et les lettres, bien ma foi, ce sont leurs initiales. Leurs vrais prénoms? Honnêtement, si vous ne les connaissez pas, il n'y aucune chance que vous deviniez. C'est mon Chéri qui les a choisis.

02 novembre 2012

Fifi

- Mais maman, je suis pas rousse! Est-ce que ça marche quand même?
- L'important dans Fifi, ma fille, c'est pas la couleur des cheveux, c'est l'attitude.

16 octobre 2012

Merci à tous !

d'Isabel Minhós Martins et Bernardo Carvalo

Je ne parle pas souvent des livres pour enfants. Je devrais. Il y a vraiment des perles et on ne les connaît jamais assez. Un bon livre enfant c'est une porte sur un autre univers. Celui-là est très touchant, sur les apprentissages du quotidien.

Je vous cite aussi la critique de la Mamoizelle:

"J'ai aimé les dessins. Et j'ai aimé quand sa tante lui a dit qu'il avait encore plein de choses à apprendre."

09 juin 2012

Le petit Nicolas



Après Fifi, j'ai cherché un autre héros non conventionnel pour ma Mamoizelle et je suis tombée sur ma vieille édition des Récrés du petit Nicolas. L'humour et la leçon passent souvent par dessus la tête de mon public, mais elle apprécie les aventures de la petite bande au premier niveau. Elle aura bien le temps d'analyser tout ça plus tard.

Ceci dit, quand avez-vous lu le petit Nicolas pour la dernière fois? L'avez-vous déjà lu à voix haute? Le texte est vraiment celui d'un enfant de 6 ou 7 ans qui raconte une histoire, juste assez structuré pour qu'on en suive le fil et avec une utilisation de la ponctuation qui donne l'impression d'urgence qui émane parfois de ma verbo-motrice préférée. Je n'avais jamais remarqué à quel point le style sert l'histoire dans cette série de Goscinny. Et les dessins de Sempé sont toujours aussi malicieux.