09 novembre 2010

Code vestimentaire

Des shorts avec des collants.
Une robe avec des jeans.
Une jupe noire avec un chandail vert lime et des collants rose bonbon.
Une robe d'été sur un chandail à manches longues, sous un polar, avec des pantalons en velours cordé.
Un imperméable sur une veste sans manches, sur un chandail chaud, sur une robe, sur un t-shirt. Avec des jeans.

Ma fille a un style vestimentaire bien à elle - parfois suggéré par sa mère, entre autres pour avoir le droit de mettre des robes en hiver ou des collants quand il ne reste plus de jupes. Parfois modulé par la même mère, quand ça fait trop mal aux yeux.

Mais en général, elle s'en sort très bien. Sur moi, ce serait horrible, clownesque, disparate. Sur elle, ça tombe parfaitement et ça lui donne une classe imparable.

06 novembre 2010

La science au service des parents

par Margot Sunderland

Ou plutôt - "Certaines notions scientifiques surexploitées pour appuyer une vision de l'éducation des enfants."

Avertissement: Si vous avez la moindre tendance à la culpabilité lorsque cela concerne l'éducation de vos enfants, tenez-vous éloignés de ce bouquin, fuyez-le comme la peste. Oubliez son existence, sauf pour vous rappeler de ne pas le lire.

Certaines notions de ce livre peuvent être utiles. La principale étant de se rappeler que le système nerveux - donc le cerveau, mais aussi les capacités motrices - sont immatures chez l'enfant et que cela explique leurs réactions excessives et leurs difficultés de compréhension et d'apprentissage. Il faut en tenir compte. La deuxième serait de s'occuper de ses enfants en les aimant et en leur donnant un cadre de vie sain - pas seulement un environnement physique adéquat, mais un environnement émotionnel aussi.

En fait, tout le livre se résume à ce paragraphe (rien de bien révolutionnaire, donc). L'auteure enrobe ensuite ces notions de 288 pages de petits commentaires pernicieux sur les responsabilités des parents dans l'échec que la vie de leurs enfants sera s'ils ne suivent pas exactement les préceptes éducatif auxquels elle adhère.

À ceux - mais surtout celles j'imagine - qui le liront, sachez qu'il y a bien plus que 3 hormones et 4 neurotransmetteurs dans le cerveau et qu'on peut très bien éduquer son enfant sans savoir ce qu'est le nerf vague. Dites-vous aussi que si vous avez perdu patience cette semaine, pour une raison ou une autre, non, votre enfant n'en sera pas marqué pour le reste de ses jours.

Si vous voulez vraiment avoir une idée de ce que la science sait sur les enfants et sur leur développement, référez-vous plutôt au numéro spécial du Québec Science d'août et septembre 2010. Des résultats récents, expliqués clairement, sans biais idéologique. Ça fait du bien.




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Je ne compte pas ce livre parmi les 10 livres de 'non-fiction' de mon 55/505. Il n'en vaut pas la peine.

05 novembre 2010

Abandon

Voici la dernière photo de mon deuxième projet 365. Et ce n'est pas la trois cent soixante-cinquième. Il s'agirait plutôt du numéro 130. Mais c'est la fin de ce projet. Je n'y mettais pas l'énergie nécessaire, je ne faisais pas d'effort pour aller plus loin, je n'en retirais que peu ou pas de satisfaction.

Ma vie avait - a encore - besoin d'élagage. Alors j'ai élagué le projet 365 photos en 365 jours. Ce qui est complètement différent d'élaguer la photo. Je ne pourrai jamais abandonner complètement la photo, j'ai l'œil qui photographie mon environnement même quand j'ai oublié la carte mémoire de ma caméra dans mon ordinateur (je n'oublie jamais la caméra elle-même). C'est une vision du monde qui fait intrinsèquement partie de moi. La différence, c'est que je ferai de la photo pour le plaisir de le faire, pas à cause d'une contrainte que je m'impose.

Je me suis déjà prouvé - à moi et au monde - que je peux faire une photo par jour pendant un an. Je croyais que je le ferais différemment, que je le ferais mieux, que ce serait plus facile en repartant pour un second tour. Mais non, pas du tout.

Il y a une chose que je conserve de ce 365 par contre. Un aspect de celui-ci qui m'a effectivement appris quelque chose. Je m'étais imposé une règle sur le recadrage des photos - pas de recadrage, ou alors un recadrage carré. Cette règle m'a obligé à mieux composer mes photos. Je crois que le retour à cette règle m'a permis de devenir une meilleure photographe. Plus consciente de ce que je fais. Je dis retour, parce que j'ai commencé la photo avec les pellicules, et que cette règle était alors forcée, en l'absence d'accès régulier à un labo.

Cette règle me reste. Elle me force à mieux regarder. Et elle a comme conséquence directe que je prends moins de photos du même sujet pour en obtenir une qui vaille la peine. Mais au lieu de me prendre un an pour atteindre un résultat concret dans ma photographie, cela m'a pris 130 jours. Je crois que même si j'abandonne ce deuxième 365, je l'ai réussi en partie - j'ai appris. Reste à me trouver une style propre - si jamais j'en développe un. Mais je crois que je peux le faire sans contrainte quotidienne.

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Le projet 365 faisait partie de mes 55/505. Un aspect - le douzième - que je n'aurai pas complété à la fin du décompte. Mais les listes sont aussi faites pour être révisées.

30 octobre 2010

Where the wild things are

Réalisé par Spike Jonze.

Je sais, je sais, je suis un an (presque jour pour jour) en retard en ce qui concerne la sortie de ce film. Mais c'est hier qu'il est apparu dans mon salon. Et que je l'ai écouté avec la Mamoizelle.

Je ne suis pas une bonne critique de film. J'ai des coups de foudre. Where the wild things are est un des plus grand coup de foudre des dernières années. Pour la photo, pour la musique, pour le jeu de Max. Mais surtout, surtout, pour cette histoire qui nous plonge à plein pieds dans l'enfance. Dans ses contradictions, ses émotions fortes, déchirantes, les jeux qui tournent mal, les amitiés qui se déchirent et se raccommodent à la vitesse de l'éclair, le besoin de hurler, de rire, de pleurer et celui de se faire consoler, de se sentir important.

Les monstres peuvent tous être vus comme une partie de Max, ou de nos enfants, ou de nous-mêmes. Un film pour enfants qui est tout à fait pour les enfants, mais complètement pour les adultes. Un film qui m'a permis aussi de discuter colère et caprice avec la Mamoizelle - sujet qui reviendra et où Max aura toujours sa part dans la discussion, je crois.

Deux dernières petites notes: j'ai rarement vu une caméra à l'épaule aussi justifiée que dans les premières scènes. Après, je ne sais plus si la caméra se fixe ou non, je ne l'ai plus remarquée. Je sais que la traduction du titre du film vient de la traduction du titre du livre, mais Max et les Maximonstres - même si ça parle aussi de l'histoire - ça n'a pas la moitié de la poésie que transmet "Where the wild things are".

21 octobre 2010

Prisonnières

Est-ce que ça vous arrive d'avoir l'impression que les idées sont prisonnières dans votre tête? Moi ça m'arrive régulièrement.

Cette impression d'avoir quelque chose à faire, quelque chose à dire, mais de ne pas arriver à le faire. Ni même savoir exactement ce qui se passe, quelles idées cherchent à sortir. Ça m'arrive souvent quand les défis que je relève au quotidien sont trop routiniers, pas assez demandant.

C'est ce genre de crise d'idées qui a été à l'origine de ce blog. Mon projet 365 est la conséquence directe d'une autre période d'inactivité. Je crois que ma folie de cuisine - confitures, ketchups, pestos, compommes - en est une autre. Je me suis aussi mise au tricot. Les 55 choses en 505 jours en découlent sûrement.

Je suis comme un lion en cage ces jours-ci. J'ai une idée de projet. Mais dès que je m'assoie devant mon ordinateur pour m'y mettre, je manque de discipline. Peut-être parce que ce projet me place devant plus de risques d'échec que de chances de succès. C'est toujours ma principale raison de procrastiner. Souvent je passe au travers parce que quelqu'un, quelque part, me met de la pression. Mais là, je ne vois pas qui pourrait le faire. Je vais devoir essayer de m'en mettre moi-même. Ça ne va pas être facile.

Souhaitez moi bonne chance.

20 octobre 2010

Juste deux

Cette semaine, j'ai vraiment eu du mal à n'en choisir que deux. Ce qui est plutôt rare. Allez faire un tour sur flickr pour comprendre pourquoi.

15 octobre 2010

Payer l'eau

Au Niger, c'est facile d'économiser l'eau. Non seulement tout l'environnement nous rappelle à quel point c'est une ressource rare, mais les factures d'eau peuvent être surprenantes pour qui ne fait pas attention. On prend rapidement des habitudes d'économie et de rationalisation dans l'utilisation de l'eau.

Au Québec, c'est plus difficile. L'eau est partout, tout le temps. Gratuite. J'ai rapidement perdu une partie de mes habitudes nigériennes. On comprend facilement pourquoi le modèle nord-américain d'eau gratuite s'est développé - l'abondance. Mais comme de nombreux modèles et paradigmes ces temps-ci, la gratuité de l'eau est arrivé à bout de course. Contrairement à bien d'autres idées de fond de notre société, celle-ci est facile à changer. La solution est déjà utilisée partout ailleurs sur la planète. Il faut payer l'eau en fonction de la consommation. Ce qui implique des compteurs d'eau et des factures. Une organisation nationale de supervision et de facturation aussi j'imagine.

L'idée ne peut pas être populaire, mais elle doit se mettre en place. Parce que pour l'eau comme pour bien d'autres choses, nous fonçons directement dans un mur.


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Ceci est un texte écrit à l'occasion du Blog Action Day, auquel je participe depuis quelques années. Le texte d'aujourd'hui n'est pas aussi détaillé que je l'aurais voulu. Toutes mes idées ne sont pas sur papier (pixel?). Mais allez savoir pourquoi, c'est ce soir que la PtiteMiss est la plus difficile de toute sa courte vie. Quatre bras suffisent à peine.

Une idée que je voulais intégrer: ici, économiser l'eau, c'est aussi économiser l'électricité. À méditer.


14 octobre 2010

La semaine dernière

Deux photos cette semaine, une fois de plus. La première parce que prendre une photo d'une souris "sauvage" de si proche, c'est quand même exceptionnel.


Et la seconde, pour la lumière.

11 octobre 2010

une semaine à la fois



Je suis - une fois de plus - deux semaines en retard pour mes photos de la semaine. Mais comme elles ne sont pas encore toutes sur Flickr, je ne vous mets que celles de la semaine du 27 septembre au 3 octobre. Celle de la semaine qui vient de se terminer seront là demain.

01 octobre 2010

Biscuits aux 'chipites' de chocolat

Voici donc les biscuits réalisés avec amuuuuur par la Mamoizelle et moi cette semaine. Bon, un succès un peu mitigé. Moi je trouve que la pâte est trop lourde, la Mamoizelle trouve qu'ils sont trop gros. Mon Chéri, qui n'a pas la dent sucrée, les a trouvé bien. Mais personne ne s'est roulé par terre.

Par contre, il ont un petit goût qui donne envie d'en manger 'encore juste un'. Un petit fond vraiment agréable. Je me suis inspirée de cette cuisinière pour la recette. J'ai mélangé deux de ses recettes, mais j'ai surtout retenu que pour faire ressortir le goût du chocolat, il faut mettre une petite pincée de fleur de sel sur chaque biscuit avant de les mettre au four. Toute petite la pincée, mais ça fait vraiment la différence. Les pépites de chocolat qui entrent dans la fabrication des meilleurs biscuits aux 'chipites' de chocolat de l'industrie ont aussi aidé, il va s'en dire.

Vais-je refaire des biscuits? Sûrement, parce que c'est plus compliqué que ça en a l'air et que tant que je ne vais pas trouvé le truc pour faire les bons biscuits, ça va me turlupiner. Mais pas cette semaine.



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Dans la série 55/505, j'ai aussi envoyé des photos à Mamie, mais ça fait déjà quelques semaines.