09 septembre 2008

Comme promis


J'ai mis des photos dans les billets de Cotonou, à la fin de chacun de ceux-ci. Il ne manque que celle du billet "21h", que j'ai jeté par erreur et que je ramènerai demain.

J'ai aussi mis beaucoup de photos sur mon FlickR, voyez le lien à droite.

08 septembre 2008

21h


21 heures de car. C'est ce que ça nous a pris pour revenir de Cotonou. Difficile. Surtout que sur ces 21 heures, il y a bien du y en avoir 18 où le chauffeur nous a imposé la télévision. Les Guignols d'Abidjan sont bien sympas, mais ça finit par devenir redondant. Et bruyant. L'homme à coté de moi était bien gentil, mais trop baraqué pour être aussi comprimé dans les bancs. Il dépassait de partout, ce qui me mettait en équilibre un peu trop précaire au-dessus de l'allée. Ca m'a réveillé quelques fois en sursauts.

Deux derniers commentaires sur le Bénin:

- Les Béninois ne fument pas. Ni dans les bars, ni dans les boîtes, ni dans la rue, ni au travail. Ca m'a impressionné, surtout que je ne sais pas pourquoi.

- La scène musicale locale, et culturelle en générale, est beaucoup plus vivante qu'à Niamey. Les Béninois consomment local et en font la promotion.

Je mets les photos cette semaine, je vous tiens au courant.

07 septembre 2008

La mosquée

Les Béninois sont chrétiens à 75%, les autres sont musulmans, puis animistes (surtout le vaudou). Mais à Cotonou, il y a plus de belles grandes mosquées qu’à Niamey, avec les fenêtres, les mosaïques et les minarets caractéristiques. Je ne sais pas si c’est le niveau de revenus et de développement ou la position minoritaire qui pousse à se démarquer de la sorte. Mais en même temps, les plus belles mosquées sont dans les pays musulmans.

Bref, si on se fit aux lieux de cultes, Cotonou m’a d’abord donné l’impression d’être musulmane. Ce n’est qu’après que j’ai remarqué les églises, qui n’ont pas souvent de grands clochers.


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Juste pour me contredire, je n'ai pas pris de mosquée en photo. Voici la basilique de Ouidah.

06 septembre 2008

Le bois et les fruits

Toute cette pluie béninoise, qui tombe tous les jours à coeur de jour, permet une forêt beaucoup plus dense, des arbres beaucoup plus grands, des cultures à l’année. En dehors de la verdure permanente et de l'humidité ambiante qui donne un peu l'impression de se baigner habillée, ça a deux conséquences qui m’ont frappées.

Le bois. Tout est fabriqué en bois dur, d’un beau rouge, bien dense, bien solide. Ca donne une impression de qualité et de richesse dans les bureaux et les maisons.

Les fruits. Et de façon moindre les légumes. Il y a des beaux fruits frais, sucrés, brillants, appétissants dans toute la ville. En face du bureau où nous sommes, il y a des kiosques, tenus par des femmes, qui donnent envie de cuisinier : ananas, papayes, pommes, bananes, mangues, oranges, carottes, tomates, zucchinis, avocats, pommes de terre, alouette.

C’est trop joli. Je crois que je vais en ramener à la maison.

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05 septembre 2008

Les femmes

Les femmes béninoises sont partout. On les voit dans les rues, dans les marchés, dans les boutiques, dans les administrations.

Si on se fie au machisme ambiant, elles n’ont sûrement pas encore acquis une position égale à celle des hommes. Et elles ont dû se battre pour ce qu’elles ont. Mais elles ont déjà une certaine liberté de mouvement et d’association qui est loin d’être chose fait au Niger.
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Les récupératrices de bouteilles du marché Dantokpa, le plus grand marché de Cotonou.

La presse

On circule, on circule. Et les chauffeurs écoutent la radio. Et on réalise rapidement que la liberté de presse est beaucoup plus grande ici que chez les voisins du Nord.

Si une radio ou une télé nigérienne exprimait le quart de la moitié du commencement des critiques à l’égard du gouvernement que j’ai entendue ici, elle serait fermée pour trois mois en moins de 15 minutes.

04 septembre 2008

Les toits

Le Bénin est pluvieux. C’est un pays tropical humide, l’opposé du Sahel d’où j’arrive. Dès que l’on passe la frontière, on le remarque. Tout est vert bien sûr, mais à cette époque de l’année, le Niger est aussi très vert.

Ce qui frappe vraiment, c’est l’architecture des maisons. Ici, les toits sont toujours en angles, pour l’écoulement des eaux de pluie. Dès que l’on traverse le fleuve (Niger) qui marque la frontière, les toits changent. Ca y est, on a laissé le Sahel et ses petites cases rondes derrière.

Bon il y a des cases rondes ici aussi, mais elles ne dominent pas le paysage.

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03 septembre 2008

La ville

La ville de Cotonou compte entre 1 et 1.2 million de personnes. C’est un peu plus que Niamey (entre 800 mille et 1 million). Mais Cotonou est définitivement plus grande.

Il y a plus de voies goudronnées et pavées – surtout pavées. La circulation est de 3 à 4 fois plus intense. Toute la ville a l’air en construction, que ce soient les rues, les ponts, les maisons, les immeubles. Pour circuler, il faut connaître les règles, écrites et non écrites, en plus de toutes les zones de ralentissement, qui amènent leur lot de « GoSlow ». Les deux chauffeurs du projet sont définitivement des professionnels.

Il n’y a pas de taxis. Il n’y a que des zemidjans. Ce sont des motos dont les chauffeurs ont une jolie chemise jaune. Ils te font traverser la ville pour 200 francs. Ils sont des milliers. Je n’y suis pas encore montée, mais je sais que ça viendra, si je veux me déplacer le moindrement seule. Il n’y a pas d’autres options.

La ville est étendue, mais sa progression est limitée par la mer d’un côté et par la lagune de l’autre. Une partie de la population est installée dans des bas fonds, insalubres et mal desservis par les services essentiels.

Cette géographie et l’économie d’un des ports les plus importants de la sous-région, voisin du Nigéria (le pays le plus populeux d’Afrique) amènent une architecture dense et en hauteur. Il y a du béton partout.

Cotonou donne l’impression d’être toujours en mouvement. Une vraie capitale. Une vraie ville.

Ca fait du bien.

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Vue de ma chambre d'hôtel.

02 septembre 2008

Les béninois

Si je commence par les stéréotypes: ils sont petits. Leurs chèvres aussi. Vraiment. Comparés au Sahéliens, ce sont des petit formats trapus. Mais on va arrêter ici avec ces images faciles.

Le fon, la principale langue de Cotonou, est une langue avec un ratio voyelles : consonnes qui pourrait s'avérer utile au scrabble, mais qui rend la sonorité très particulière. De la façon dont je l'entends, avec mon oreille de novice, chaque mot contient au moins un diphtongue. Par exemple, notre hôtel est Ayiouhè. Ce qui a une signification que j'ai oubliée. C'est très dur pour moi de prononcer toutes ces voyelles et je n'arrive même pas à me rappeler comment dire bonjour.

Mon chrono achève, je suis dans un cyber. J'avais plus de choses à dire, tant pis. Juste pour vous dire aussi que je mettrai des photos dans les messages appropriés lors de mon retour à Niamey.

Bonne nuit

Sara au Bénin

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Monnou est particulièrement petit et je crois que les Nigériens sont surrélevés par rapport à lui, mais CQFD quand même.

Les chèvres courtes sur pattes. J'ai dû courir après pour vous les montrer. Elles sont de Ouidah, à Cotonou, elles sont très rares, sinon absentes.

01 septembre 2008

Cotonou

Un petit message pour vous donner des nouvelles en flash. Je vais donc faire court, je prends des notes et des photos de toute façon, vous en aurez des nouvelles dans les jours et peut-être même les semaines qui suivent.

Cotonou, c'est 20 heures de car de Niamey. La route est mauvaise, le bus est vieux et la distance est de plus de 1000 km. Les bus africains ont 5 sièges dans chaque rangée, ce qui vous donne une l'idée de l'espace disponible. Ils ont probablement ajouté des rangées aussi. J'ai un ami qui pleurerait de souffrance juste en regardant les sièges. Nous sommes sortis de la canne de conserve comme des zombies, tous autant que nous étions.

La mission d'étude qui m'amène ici inclut 7 personnes des différents paliers de gouvernement impliqués dans la gestion des déchets et 3 membres de l'organisation pour laquelle je travaille. C'est une délégation assez conséquente, mais pour le moment, tout est assez bien huilé. Le problème principal, c'est que le ramadan a commencé aujourd'hui, et que la plupart des délégués ont décidé de s'y conformer, même si le fait d'être en voyage pourrait les en dispenser, sous réserve de 'remise' des jours non respectés. Cela crée des soucis logistiques, mais ce sont des professionnels et on n'a rien vu aller, nous les non jeûneurs.

Voilà, je vous parlerai des vraies choses, les différences entre Cotonou et Niamey, la gestion des déchets, la bouffe, les taxis et tout le tralala, dans un autre message. C'est la première fois que je sors du Niger pour visiter un autre pays d'Afrique de l'Ouest et ça fait du bien.