Au Québec, les enfants font de la fièvre. Les adultes beaucoup moins. Enfin, tu ne t'inquiètes pas de savoir si ton interlocuteur fait de la fièvre à chaque fois qu'il a les mains chaudes. Ou le corps chaud, comme le dit si joliment l'expression locale.
Ici, c'est une autre paire de manche. Tout un chacun est susceptible de faire un palu, donc de la fièvre. Si quelqu'un a les mains particulièrement chaudes, on demande tout de suite un "t'es sûre que ça va?" un peu inquiet.
Bon, le fait que tout le monde se préoccupe toujours de la santé de tout le monde et sa famille, ça doit faire une différence aussi, j'imagine. J'ai l'impression que je vais devoir perdre/reprendre ceraines habitudes en rentrant, mais je ne sais pas nécessairement lesquelles.
23 septembre 2008
19 septembre 2008
Et de un.
18 septembre 2008
Perte de contrôle
Je me suis levée ce matin avec un plan. Quoi faire et quand et comment. Mais j'ai perdu le contrôle de tout ça en mettant les pieds au bureau. Du coup, j'ai fait plein de choses, qui devaient être faites, mais qui n'étaient pas prévues. Et de tout ce que je voulais faire, dont la recherche d'emploi qui commence à être urgente, rien n'a été fait.
Oh well. Peut-être demain alors.
Oh well. Peut-être demain alors.
17 septembre 2008
J'ai besoin.
J'ai envie d'avoir 3 journées par 24h.
Une pour finir le travail que j'ai à faire.
Une pour me chercher un emploi.
Une pour faire mes bagages, relaxer et m'occuper de ma Chipounette.
J'ai l'impression que ça ne va pas se faire.
Une pour finir le travail que j'ai à faire.
Une pour me chercher un emploi.
Une pour faire mes bagages, relaxer et m'occuper de ma Chipounette.
J'ai l'impression que ça ne va pas se faire.
j'ai encore tout classé
il faut bien travailler,
migrations,
moi
16 septembre 2008
Mes vieux
Au Château 1, toutes les semaines, je croise ces trois hommes avec qui j'ai toujours une petite jasette. Au début, c'était strictement commercial. Mais maintenant, je m'arrête souvent juste pour les saluer. Je sais que ces trois vieux vont me manquer à mon retour. C'est la petite place que je me suis faite ici, la vie de quartier, le voisinage. Je ne sais pas comment cela se fera au retour, il me semble parfois que les gens ici sont plus chaleureux, plus patients ou ont peut-être plus de temps pour les gens qui viennent juste dire bonjour.
Il a Mansour, qui sait exactement ce que je lis et qui arrive toujours à me vendre une revue, même si c'est à crédit:

Ada, qui a eu la polio et qui vend de l'artisanat, sans jamais me mettre de pression. Vous verrez plus bas qu'il adore la Chipounette:
Il a Mansour, qui sait exactement ce que je lis et qui arrive toujours à me vendre une revue, même si c'est à crédit:
Ada, qui a eu la polio et qui vend de l'artisanat, sans jamais me mettre de pression. Vous verrez plus bas qu'il adore la Chipounette:
Et Adam (en prononçant bien le M), le bijoutier touareg qui a une théorie sur tout et qui considère que les métisses sont des êtres à part:
Faire des scéances de photos avec la Chipounette permet de faire sortir les gens de leur image. En intéragissant avec elle, ils oublient la caméra et deviennent beaucoup plus naturels. Adam et Ada s'y sont faire prendre:
15 septembre 2008
Clarifications
Je crois que j'ai donné l'impression que Cotonou était une ville parfaite et que j'adorerais y vivre. Il faut donc que j'y mette des bémols, parce qu'il y en a quelques-uns, quand même. Et que je rappelle à tous qu'une semaine dans une ville, en voyage, ça donne toujours une bonne impression. Surtout quand on n'a pas bougé de Niamey depuis de longs mois.
Cotonou est bruyante. Pour appeler ma fille, le soir vers 19h30, c'était la croix et la bannière pour trouver un endroit suffisamment silencieux pour pouvoir l'entendre et comprendre ses petits mots bien à elle. J'en avais mal aux oreilles.
L'air de la ville est pollué. Toutes ces motos qui font taxis, et qui sont aussi responsables du bruit, n'ont pas les mêmes types de filtres que les voitures. Il y a beaucoup de scooters avec des moteurs à deux temps. C'est aussi une ville portuaire, avec tous les camions de transport que cela implique pour faire circuler la marchandise vers l'intérieur du continent. Des moteurs diesel antédiluviens.
C'est humide. Je sais que j'ai beaucoup chialé, et que je chiale encore beaucoup, contre la poussière du Niger. Mais je me demande si ce n'est pas mieux que l'humidité constante, lourde, où les serviettes de bain ne sèchent jamais et prennent rapidement une petite odeur pas propre du tout. Quand on a l'habitude que tout sèche en quelques heures, on se rend compte en bougeant que ça peut aussi être un avantage de vivre au Sahel.
Voilà, j'étais quand même contente de rentrer à Niamey, retrouver ma petite famille et ma grande maison silencieuse, si ce n'est des cris de joie et de colère d'une tornade de deux et demi, qui m'a bien manquée d'ailleurs.
Cotonou est bruyante. Pour appeler ma fille, le soir vers 19h30, c'était la croix et la bannière pour trouver un endroit suffisamment silencieux pour pouvoir l'entendre et comprendre ses petits mots bien à elle. J'en avais mal aux oreilles.
L'air de la ville est pollué. Toutes ces motos qui font taxis, et qui sont aussi responsables du bruit, n'ont pas les mêmes types de filtres que les voitures. Il y a beaucoup de scooters avec des moteurs à deux temps. C'est aussi une ville portuaire, avec tous les camions de transport que cela implique pour faire circuler la marchandise vers l'intérieur du continent. Des moteurs diesel antédiluviens.
C'est humide. Je sais que j'ai beaucoup chialé, et que je chiale encore beaucoup, contre la poussière du Niger. Mais je me demande si ce n'est pas mieux que l'humidité constante, lourde, où les serviettes de bain ne sèchent jamais et prennent rapidement une petite odeur pas propre du tout. Quand on a l'habitude que tout sèche en quelques heures, on se rend compte en bougeant que ça peut aussi être un avantage de vivre au Sahel.
Voilà, j'étais quand même contente de rentrer à Niamey, retrouver ma petite famille et ma grande maison silencieuse, si ce n'est des cris de joie et de colère d'une tornade de deux et demi, qui m'a bien manquée d'ailleurs.
14 septembre 2008
Perte de temps
Regarder des photos, lire les commentaires, trouver des images bouleversantes, troublantes, drôles.
C'est trop facile de perdre du temps sur Flickr. Il y a sûrement beaucoup de trucs nuls, mais je n'en ai jamais vu, avec les liens, les groupes, les suggestions et toute la structure du site, on ne trouve que ce qu'on cherche.
C'est trop facile de perdre du temps sur Flickr. Il y a sûrement beaucoup de trucs nuls, mais je n'en ai jamais vu, avec les liens, les groupes, les suggestions et toute la structure du site, on ne trouve que ce qu'on cherche.
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le merveilleux monde de la technologie
12 septembre 2008
Ze se'se que'que soze
Hier soir, la Chipounette était assise sur son lit et tournait les pages de son album photo très rapidement, avec un air préoccupé.
- Qu'est-ce que tu fais Cocotte?
- Ze se'se que'que soze!
- Quoi ?
- La pas maman dans les photos.
- Tu veux que j'ajoute une photo de moi?
- Vi.
Ce que j'ai fait. La Chipounette est contente.
- Qu'est-ce que tu fais Cocotte?
- Ze se'se que'que soze!
- Quoi ?
- La pas maman dans les photos.
- Tu veux que j'ajoute une photo de moi?
- Vi.
Ce que j'ai fait. La Chipounette est contente.
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Chipounette,
dialogue,
Parler c'est pas facile
11 septembre 2008
woupelaye
Je n'ai plus de message de réserve et je n'ai pas eu le temps de rédiger d'autres billets.
Ceci est donc un non-message pour vous dire que je suis vraiment débordée, mais que je pense quand même à vous et que je cherche toujours des sujets, et surtout du temps pour rédiger mes textes.
Je vais vraiment publier une si piètre excuse?
Ceci est donc un non-message pour vous dire que je suis vraiment débordée, mais que je pense quand même à vous et que je cherche toujours des sujets, et surtout du temps pour rédiger mes textes.
Je vais vraiment publier une si piètre excuse?
10 septembre 2008
L'époque des listes est commencée
Le niveau de stress monte. Il ne me reste qu'un peu plus d'un mois de travail - je finis le 15 octobre - quelques jours de plus avant mon départ.
La file des choses pressantes s'allonge, mais le temps est dur à trouver. J'ai plus de choses à faire dans ce dernier mois que dans les six premiers de mon contrat. J'adore ça, mais c'est intense!
Il va falloir que je me fasse des listes: la liste des choses à vendre, la liste des choses à donner, la liste des choses à mettre dans le fret, la liste des choses à faire avant de partir, la liste des choses à faire en arrivant, la liste des bagages, la liste des emplois où appliquer, etc.
Les faire c'est une chose, s'y tenir, c'est un autre contrat.
La file des choses pressantes s'allonge, mais le temps est dur à trouver. J'ai plus de choses à faire dans ce dernier mois que dans les six premiers de mon contrat. J'adore ça, mais c'est intense!
Il va falloir que je me fasse des listes: la liste des choses à vendre, la liste des choses à donner, la liste des choses à mettre dans le fret, la liste des choses à faire avant de partir, la liste des choses à faire en arrivant, la liste des bagages, la liste des emplois où appliquer, etc.
Les faire c'est une chose, s'y tenir, c'est un autre contrat.
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